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La Banque d’Israël a relevé lundi le taux d’intérêt directeur de 0,5 %, qui passe donc de 3,25 % à 3,75 %, son plus haut niveau depuis 14 ans. Il s’agit de la septième hausse d’affilée depuis le mois d’avril. La commission monétaire de la Banque a pris cette décision alors que l’inflation a continué de grimper en novembre malgré les dernières hausses, pour atteindre 5,3 %. Cette décision a notamment pour conséquence une augmentation des traites mensuelles pour le remboursement d’un crédit immobilier, et touche donc particulièrement les jeunes couples et les familles.

« L’économie israélienne enregistre une forte activité économique, accompagnée d’un marché du travail tendu et d’une augmentation de l’environnement inflationniste », a déclaré la banque centrale dans un communiqué. La Banque d’Israël prévoit que l’inflation atteindra 3 % dans un an, avant de retomber à 2 % en 2024.

De nombreux acteurs économiques ont vivement critiqué cette nouvelle hausse, certains, à l’instar déclaré d’Uriel Lin, président de l’Association des chambres de commerce estimant qu’il s’agit d’une « grave erreur ». « Le gouverneur de la Banque aurait dû attendre le nouveau ministre des Finances Betsalel Smotrich pour formuler un plan conjoint et plus large de lutte contre l’inflation. Le but des hausses des taux d’intérêt est peut-être bon, mais en cours de route, il nuit gravement à des dizaines de milliers de personnes, d’entreprises et de centaines de milliers de foyers. Il faut bien comprendre que l’augmentation du crédit finira par se répercuter sur les consommateurs et contribuera à la hausse du coût de la vie. Il ne suffit pas d’agir sur la demande et de rendre le crédit plus cher », a-t-il affirmé.

De son côté, le président de la Fédération des fabricants, le Dr Ron Tomer, a déclaré que « les signes des hausses précédentes des taux d’intérêt sont déjà visibles dans l’économie : les indicateurs soulignent déjà une contraction de l’activité industrielle ».

« L’augmentation des charges d’intérêts réduit le répit de nombreuses entreprises, et malheureusement les statistiques montrent une augmentation des demandes d’insolvabilité », s’est-il inquiété.

Selon lui, la hausse des taux d’intérêt est moins nécessaire que par le passé : « les organes économiques en Israël estiment que le pic de la hausse des prix est déjà derrière nous, et l’inflation devrait revenir dans la fourchette de stabilité des prix de la Banque de Israël dans l’année à venir. La poursuite de la hausse des taux d’intérêt nuit à l’industrie et à l’économie israélienne. »

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