Chute du tourisme, rupture d’approvisionnement… Les économies du Golfe sous pression après trois mois de guerre.

DÉCRYPTAGE – Le conflit pèse sur ces économies très dépendantes de l’énergie. En dépit des solides réserves financières, la guerre menace leurs ambitions de diversification et bouscule le havre de stabilité.
Pour beaucoup, Dubaï était devenue la Suisse du Moyen-Orient. Un havre de stabilité et de prospérité. Mais l’émirat n’a pour voisins ni la France, ni l’Allemagne ou l’Italie.
À seulement 145 kilomètres des côtes iraniennes, la guerre qui secoue la région depuis plus de 100 jours le rappelle brutalement. Rapprochés d’Israël ces dernières années et hôtes de plusieurs installations militaires américaines, les Émirats arabes unis ont été la cible de Téhéran dès les premiers jours du conflit.
Des centaines de missiles de croisière ont été interceptés au-dessus du territoire. Mi-mars, un hôtel situé sur Palm Jumeirah, l’île artificielle emblématique de Dubaï, a été touché par des débris de missiles. Des drones ont foncé sur le site pétrolier de Fujairah début mai, provoquant un incendie. Les premiers dégâts économiques sont visibles. Depuis fin février, l’écosystème touristique tourne au ralenti.
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