Guerre au Moyen-Orient : après un passage à vide, l’économie israélienne redémarre déjà.
La guerre en Iran a entraîné une contraction de 3,3 % du PIB au premier trimestre. Mais la plupart des économistes prévoient une rapide embellie… à condition que les affrontements ne reprennent pas.

Par Pascal Brunel
Israël a payé cher la pluie de missiles iraniens qui s’est abattue sur son territoire en mars. L’économie de l’Etat hébreu a subi une contraction brutale de 3,3 % du PIB au premier trimestre.
La paralysie partielle de l’activité des entreprises, la mobilisation de dizaines de milliers de réservistes contraints de quitter leur emploi pour revêtir l’uniforme, sans compter une flambée de 9 % des dépenses militaires, ont provoqué un passage à vide, alors que l’économie avait connu une croissance de 2,9 % au dernier trimestre de l’an dernier.
Parmi les autres indices inquiétants figure la chute de la consommation des ménages et de la production industrielle.
Seule consolation : le secteur high-tech, qui assure la moitié des exportations d’un pays qui se veut la « Silicon Valley du Moyen-Orient », fait preuve d’une résilience remarquable pour le moment : 3,4 milliards de dollars de fonds ont été levés par les start-up au premier trimestre, essentiellement auprès d’investisseurs étrangers.
LES ECHOS.
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