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Alors que la guerre fait rage, « Israël devrait ouvrir ses frontières à l’ensemble des réfugiés ukrainiens », a déclaré le chef de l’opposition Benjamin Netanyahu, à la conférence de la CyberTech qui a eu lieu cette semaine.

« Je soutiens pleinement l’octroi de visas à court terme, ou aussi longtemps que nécessaire, aux non-Juifs d’Ukraine désireux de trouver refuge en Israël », a déclaré l’ancien Premier ministre.

Israël a déjà accepté l’entrée de réfugiés ukrainiens, sous condition -posée par le ministère de l’Intérieur- du versement de cautions de l’ordre de plusieurs milliers de shekels par la famille de ressortissants ukrainiens dépourvus d’intérêts dans le pays. Selon les autorités, cette mesure aurait vocation à se prémunir contre les demandeurs d’asile susceptibles d’abuser de l’hospitalité israélienne.

Israël et l’Ukraine ont des économies intimement liées, particulièrement dans le domaine des technologies de pointe. Nombre d’entreprises israéliennes emploient des équipes de développeurs basées en Ukraine.

« Nous comptons des dizaines de milliers de développeurs en Ukraine, jusqu’à 50 000 suivant certains chiffres. Si nous ne trouvons pas de solution à ce problème, la technologie de pointe israélienne et notamment le secteur de l’informatique risquent de s’effondrer », a déclaré Netanyahu, suggérant de fournir des visas israéliens aux travailleurs des technologies de pointe fuyant le conflit.

« Il nous faut trouver une solution, et la meilleure solution pour nous est de permettre [aux Ukrainiens déjà au service d’entreprises israéliennes] de bénéficier de visas et d’un asile », a-t-il déclaré.

« En guise d’alternative, des pays voisins comme la Pologne, la Roumanie et la Bulgarie [pourraient les accueillir], à charge pour nous de prendre des dispositions internationales pour que ces personnes demeurent légalement dans ces pays tout en continuant à travailler pour nous. »

Netanyahu a également rappelé l’engagement d’Israël à ouvrir ses frontières aux Juifs ukrainiens désireux d’immigrer en Israël, qui se compteraient désormais par milliers.

Times of Israel.

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