A. EN ISRAËL . Amazon Web Services (AWS), avec Google ont signé un contrat de $1,2 milliards avec le gouvernement israélien.

Le deal,  Project Nimbus, est un projet phare qui a pour but de fournir des services cloud  en « écosystème » pour le secteur public israélien dont l’IDF (Israeli Defense Forces) devra être le principal bénéficiaire.  Trois centres de serveurs de données sont déjà en voie de construction.

Amazon affirme que le deal va dynamiser des start-up innovateurs et stimuler le développement économique à travers tout le pays.  Un des principaux objectifs du  Project Nimbus  est la sécurité nationale israélienne.

Le système garantit que les données « resteront à l’intérieur des frontières d’Israël » a commenté le Ministre des Finances israélien, et devra accroître la compétence de Tsahal dans les technologies de l’intelligence artificielle.

Amazon a ouvert ses bureaux en Israël pour la première fois en 2014.  Amazon a, depuis, étendu ses activités en Israël, et créera des milliers d’emplois dans les années à venir, les emplois AWS récents nécessitant au préalable une habilitation accordée par la sécurité israélienne.

B. EUROPE.

Amazon investit plus de 10 milliards d’euros pour moderniser et étendre son réseau logistique en Europe

Amazon lance une vaste offensive d’investissement en Europe, avec plus de 10 milliards d’euros prévus pour l’extension et la modernisation de son réseau d’entrepôts et de livraison sur l’ensemble du continent dans les années à venir.

L’annonce, faite jeudi à Londres lors de l’événement Delivering the Future d’Amazon, intervient après que l’entreprise a indiqué avoir investi plus de 60 milliards d’euros en Europe en 2025, son plus important investissement annuel sur le continent, soulignant l’ampleur de son offensive européenne.

Une partie de ces nouveaux investissements sera consacrée à la robotique et à l’automatisation dans les centres de distribution.

Amazon explique que ces systèmes sont conçus pour prendre en charge les tâches physiquement exigeantes, comme le déplacement de charges lourdes ou les opérations de levage répétitives, afin que les employés puissent se concentrer sur d’autres missions au sein de ses sites.

Parmi les technologies incluses dans l’investissement figure une nouvelle version de Proteus, le robot autonome d’entrepôt d’Amazon qui, selon l’entreprise, sera capable de comprendre les instructions des employés en langage naturel.

L’effort d’investissement visera aussi à agrandir et moderniser les centres de distribution, ces grands entrepôts d’Amazon où les commandes sont traitées, emballées et expédiées, en y ajoutant de nouvelles technologies et en augmentant les capacités de l’ensemble de ses opérations européennes.

Amazon n’a pas détaillé l’ensemble des centres de distribution européens qui bénéficieront du nouveau plan de 10 milliards d’euros. Son réseau logistique couvre déjà plusieurs pays d’Europe, dont le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Espagne, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie.

Le groupe indique que ces investissements permettront également de soutenir la création de 25 000 emplois supplémentaires dans ses centres de distribution à travers l’Europe dans les prochaines années.

Amazon a également annoncé la création d’un fonds d’un milliard de dollars (860 millions d’euros) pour des formations ciblées des salariés d’ici à 2030, dans le cadre d’un programme mondial de développement des compétences doté de 2,5 milliards de dollars.

Selon l’entreprise, ces financements aideront les employés à se former à des métiers dans des domaines comme la cybersécurité, le développement logiciel, la logistique, les énergies renouvelables ou la mécatronique, le programme étant proposé dans certains pays européens, dont le Royaume-Uni.

Ces chiffres soulignent l’ampleur de la présence croissante d’Amazon en Europe. Le groupe affirme soutenir déjà plus de 1,5 million d’emplois sur le continent, dont 230 000 salariés directs d’Amazon, plus de 400 000 personnes dans sa main-d’œuvre élargie, y compris les sous-traitants et travailleurs saisonniers, et plus de 600 000 emplois liés aux 200 000 petites entreprises et entrepreneurs européens qui vendent via Amazon.

Cette annonce intervient alors que l’Europe tente de faire face à la fuite de certaines de ses entreprises les plus prometteuses vers les États-Unis et de trouver sa place dans la course mondiale à l’intelligence artificielle et à la robotique, où la Chine et les États-Unis ont pris une nette avance.

Selon un rapport de l’ancien président de la Banque centrale européenne Mario Draghi, parmi les start-up créées en Europe entre 2008 et 2021 qui sont ensuite devenues des licornes, près de 30 % ont déménagé leur siège à l’étranger, pour la plupart aux États-Unis.

Les responsables politiques européens défendent des mesures visant à faciliter la création, la montée en puissance et le maintien des entreprises en Europe, notamment EU Inc., une initiative qui permettrait aux start-up de s’enregistrer une seule fois et d’opérer plus facilement dans l’ensemble du bloc.

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