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1. JUIFS ORTHODOXES ET HIGHTECH. La fondation Kemach est spécialisée dans l’emploi hightech des Juifs ultra-orthodoxes. Cette fondation propose des centres d’emplois et des formations. A Jérusalem, elle gère aussi – avec le soutien du gouvernement et la fondation Achim – l’incubateur dédié aux startups haredim Bizmax.

Implanté au cœur de Jérusalem, Bizmax ressemble à un espace de coworking. Vêtus de redingotes ou de costumes sombres, portant une barbe et, parfois, des papillotes, les occupants de Bizmax appartiennent tous à la communauté ultra-orthodoxe. « Nous sommes ici dans un WeWork ultra-orthodoxe. C’est un espace qui permet aux membres de notre communauté de travailler sans renoncer à leurs valeurs », explique le rabbin Nechemia Steinberger, le directeur de Bizmax. Les lieux respectent un principe fondamental du mode de vie haredim : hommes et femmes vivent dans des espaces strictement séparés.

2. INSTITUT WEIZMANN. Des scientifiques de l’Institut Weizmann de Rehovot ont développé une plateforme en ligne permettant l’autosurveillance de l’odorat d’un individu, afin de détecter les premiers signes d’infection du coronavirus.

Cette recherche fait suite aux témoignages de nombreux patients atteints de la maladie qui ont signalé une perte temporaire d’odorat. Selon une étude publiée par des chercheurs du King’s College de Londres la semaine dernière, 59% des patients diagnostiqués avec le COVID-19 ont indiqué avoir perdu le sens de l’odorat et du goût. La plateforme SmellTracker est basée sur un algorithme développé par le laboratoire du professeur Noam Sobel du département de neurobiologie de l’Institut Weizmann, spécialisé dans la recherche olfactive. La procédure consiste à caractériser avec précision l’odorat unique d’un individu, son « empreinte olfactive ».

Le test de parfum en ligne guide les utilisateurs pour cartographier leur odorat en utilisant cinq parfums de produits courants tels que les épices, le vinaigre, le dentifrice, ou le beurre. Le test de cinq minutes est capable d’identifier des changements soudains dans la perception des odeurs qui pourraient indiquer la contraction de la maladie.

3. INTEL ET MOOVIT.

A. Intel est en pourparlers avancés pour acquérir le développeur israélien d’applications de transports en commun Moovit pour 1 milliard de dollars. Intel détient déjà des parts dans Moovit après une levée de fonds de 50 millions de dollars réalisée en février 2018 par Intel Capital, la branche d’investissements du géant américain. Moovit a levé 133 millions de dollars auprès d’investisseurs, notamment Intel, BMW iVentures et Sequoia Capital.

B. Lancée en 2011, Moovit permet à ses utilisateurs de planifier leurs trajets en zones urbaines quel que soit le moyen de transport. Plus de 720 millions de personnes dans 3.100 villes sur six continents différents auraient déjà eu recours aux services de l’application, selon ses créateurs.  L’application de navigation mobile gratuite de Moovit fournit des informations de transit à plus de 750 millions d’utilisateurs dans 100 pays.

C. Les négociations entre Intel et Moovit basée à Ness Ziona ont débuté il y a six mois et prévoient que 10% du prix d’achat de Moovit soient utilisés pour retenir ses employés durant les deux prochaines années.

D. Intel a déjà réalisé des investissements importants en Israël, après avoir acquis le fournisseur de technologie de véhicule autonome Mobileye pour 15,3 milliards de dollars en 2017. En décembre, Intel a acheté la société israélienne d’intelligence artificielle Habana Labs pour 2 milliards de dollars.

E. Intel emploie 13.700 personnes en Israël et  a enregistré en 2019 une augmentation sans précédent de ses exportations (6,6 milliards de dollars).

4. TEST, VIRUS ET TECH. L’un des écueils principaux dans la course contre la montre pour combattre le virus est le délai qui s’écoule entre le test de dépistage et le résultat. Il oscille actuellement entre 5 et 7 jours et l’objectif que s’est fixé le ministère de la Santé est de le ramener à un maximum de deux jours.

Deux firmes israéliennes, Scentech Medical et Next-Gen ont mis au point un test de dépistage par respiration qui permettra d’obtenir un résultat en une minute. La commission Helsinki de l’hôpital Meïr de Kfar Saba a donné son aval pour procéder à des tests cliniques de cette méthode.

Il s’agit d’une méthode similaire à celle utilisée par la police pour les tests d’alcoolémie, et qui permettra, grâce à l’air expiré, de détecter les éléments biologiques ou des gaz liés au virus du Corona (l’air expiré contient pas moins de 8000 gaz différents!).

5. ROBOT DE CONTRÔLE DES FRONTIERES. Roboteam. Avec des usines et des laboratoires dans la zone  industrielle de Tel-Aviv et dans le Maryland (USA), ce fabricant établi des systèmes militaires automatisés les plus avancés réalise un chiffre d’affaires de plusieurs millions de dollars et reçoit des commandes des forces armées et de sécurité d’une vingtaine de pays (USA, Israël, Australie, Canada, Pologne, Thaïlande, Singapour, Grande-Bretagne, Suisse, etc).

Les véhicules télécommandés de haute technologie sont de plus en plus utilisés pour le contrôle des frontières. Récemment, les forces armées israéliennes ont introduit le robot tactique Soldat de fer de Roboteam dans les unités d’infanterie d’élite. « Créer des robots qui améliorent et valorisent les compétences humaines est notre vision », expliquent les dirigeants de Roboteam. La société a annoncé l’ouverture de la première unité de recherche et de contrôle de logiciels d’Intelligence Artificielle « pour l’utilisation par les forces de combat ».

Le fondateur de Roboteam est Elad Levy, ancien commandant des forces spéciales de l’armée de l’air israélienne et diplômé en génie mécanique (robotique) de l’Institut technologique Technion à Haïfa, le centre de recherche le plus renommé du complexe militaro-industrialo-universitaire israélien. Roboteam a reçu des dizaines de millions de dollars d’investisseurs privés, dont des sociétés basées à Shanghai et Singapour. Generali Financial Holding, représentée au conseil d’administration par Itamar Borowitz, est un investisseur important.

6.  Intel a fait l’acquisition pour environ 2 milliards de dollars, d’Habana Labs, une société basée à Césarée, en Israël, qui développe des accélérateurs d’apprentissage profond programmables pour les datacenters. En rachetant cette société, dans laquelle il avait déjà investi via Intel Capital, le fabricant de puces californien dit vouloir accélérer sa stratégie IA visant à fournir à ses clients des solutions adaptées à chaque type de performance requis, de l’edge computing jusqu’aux datacenters.

Habana a notamment développé Gaudi, un processeur IA intégrant des fonctionnalités RDMA over Converged Ethernet pour fournir des capacités de mise à l’échelle pour un TCO réduit. Ce processeur est actuellement testé chez certains clients spécialistes des systèmes hyperscale. Les systèmes comportant un grand nombre de noeuds basés sur les Gaudi devraient fournir un débit d’entrées/sorties 4 fois supérieur aux systèmes bâtis sur un nombre équivalent de GPU, selon Intel. Par ailleurs, Habana commercialise déjà son processeur d’inférence IA Goya.

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