À Paris, la librairie centenaire Shakespeare and Company, adorée par les touristes israéliens, plus moderne que jamais. En 2022, il y a eu 800.000 voyages d’israéliens vers la France.
COURRIER INTERNATIONAL « À l’heure du numérique et des recommandations algorithmiques, notre société opère un retour vers le livre objet et la librairie comme lieu de rencontre, observe la journaliste du magazine américain “Forbes”. Des valeurs que Shakespeare and Company défend depuis sa création.
La fondatrice de la librairie parisienne Shakespeare and Company avait des airs de visionnaire. Dixit le magazine américain Forbes. Ce dernier affirme que “ce que Sylvia Beach avait compris en 1919 paraît étonnamment moderne en 2026”. Juste après la Première Guerre mondiale, lorsqu’elle ouvre cet espace consacré à la littérature anglophone, elle ne crée pas simplement une librairie mais “une bibliothèque qui prête des livres et qui fait office de lieu de rencontre, un espace physique où la culture peut être partagée, débattue et rapportée chez soi”.
Un endroit qui s’impose comme une “infrastructure culturelle” imprégnée d’“influence intellectuelle” et d’“énergie sociale”, et qui attire des auteurs tels qu’Ernest Hemingway, Francis Scott Fitzgerald ou encore Ezra Pound. L’actuel Shakespeare and Company, ouvert en 1951, se présente comme “l’héritier spirituel” de celui de Sylvia Beach – fermé en 1941 lors de l’occupation allemande, poursuit le média d’outre-Atlantique.
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