Depuis le début de la guerre en Ukraine, de nombreux pays ont fermé leur ciel aux avions russes. Les liaisons directes se raréfient, alors que la demande de voyages augmente chez les Russes.
ISRAËL. Il existe des vols directs reliant Israël (aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv) à Moscou. Le vol dure environ 5 heures et 35 minutes.
Les liaisons directes sont principalement assurées par deux compagnies :
- El Al Israel Airlines : propose des vols réguliers vers l’aéroport de Moscou-Domodedovo.
- Red Wings Airlines : propose des vols vers l’aéroport de Moscou-Vnoukovo ou Domodedovo.
VOLS DIRECTS. À partir de juin 2026, les Russes ne pourront plus prendre des vols directs que vers au maximum 30 pays. C’est un quart de moins que cet hiver, lorsque 43 États figuraient encore au programme des liaisons aériennes directes.
L’Association des tour-opérateurs de Russie (ATOR) explique la disparition de certaines destinations par « la saisonnalité, la hausse du coût du carburant et les facteurs géopolitiques, ainsi que par les restrictions liées à la crise au Moyen-Orient ».
Restent accessibles en vols directs l’Azerbaïdjan, l’Arménie, l’Afghanistan, le Bélarus, le Viêt Nam, la Géorgie, l’Égypte, Israël, l’Inde, l’Indonésie, la Jordanie, l’Iran, le Kazakhstan, le Qatar, la Chine, la RPDC, le Kirghizistan, les Maldives, le Maroc, la Mongolie, les Émirats arabes unis, Oman, la Serbie, le Tadjikistan, la Thaïlande, le Turkménistan, la Turquie, l’Ouzbékistan et l’Éthiopie, énumère l’ATOR, en précisant que l’Arabie saoudite s’ajoutera à la liste si elle rétablit les liaisons aériennes interrompues suite à la guerre au Moyen-Orient.
En conséquence, les vols vers l’Algérie, le Venezuela, Cuba, la Malaisie, les Seychelles, les Philippines et le Sri Lanka, ainsi que vers le Koweït et Bahreïn, ont disparu du programme d’été en raison de la guerre avec l’Iran.
Pour la même raison, le ministère russe du Développement économique a, en mars, interdit aux tour-opérateurs de vendre des forfaits vers les pays de la région, et le ministère russe des Affaires étrangères a recommandé aux Russes de renoncer à s’y rendre.
En outre, des destinations comme l’Irak ou l’Afghanistan n’ont jamais été populaires auprès des Russes, relève à juste titre l’ATOR. Autrement dit, sur l’ensemble de la liste, il ne restera cet été aux Russes que 15 pays au maximum qui conviennent plus ou moins au tourisme de masse, concluent les experts.
L’Association des voyagistes russes souligne aussi que même à l’époque de l’URSS, trois fois plus de pays restaient accessibles en vols directs.
Selon ses données, dans les années 1980, Aeroflot, l’ancien monopoliste et toujours la compagnie nationale, desservait entre 80 et 100 destinations. Beaucoup de celles qui sont aujourd’hui considérées comme internationales étaient alors des liaisons intérieures.
Toutefois, l’ATOR n’exclut pas que le carnet de routes pour l’été actuel soit complété par des vols, par exemple vers Zanzibar et la Tunisie.
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