L’usine Volkswagen (Basse-Saxe) traite avec Rafael, l’entreprise israélienne (“Dôme de fer”).

Par |2026-05-05T07:41:17+02:005 Mai 2026|Catégories : DEFENSE|

Partout en Europe, l’industrie automobile se reconvertit dans le militaire.

En Allemagne, en France ou bien en Finlande, le constat est le même. En pleine crise, l’industrie automobile reconvertit ses usines pour produire des véhicules blindés, des drones ou des munitions. Une transition à bas bruit, raconte l’hebdomadaire milanais “Panorama”.

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Il était une fois, à Osnabrück, dans le nord-ouest de l’Allemagne, une usine qui produisait des T-Roc cabriolets. De belles mécaniques qui permettaient de rouler cheveux au vent, la joie de vivre solidement boulonnée sur quatre roues made in Germany. Aujourd’hui, l’usine Volkswagen en question – 2 300 salariés, Basse-Saxe, discipline prussienne – traite avec Rafael, l’entreprise publique israélienne à qui l’on doit l’invention du “Dôme de fer”. Non pour produire des décapotables, bien entendu, mais plutôt des véhicules capables de transporter des systèmes d’interception, des rampes de lancement et des groupes électrogènes. La production pourrait démarrer d’ici douze à dix-huit mois. À condition toutefois qu’IG Metall – le Syndicat de la métallurgie, qui fait en Allemagne office de gouvernement bis – donne son imprimatur à cette reconversion d’assembleur automobile en équipementier pour l’armée. Voilà plus d’un an que Stephan Soldanski, délégué en chef d’IG Metall Osnabrück, met en garde : ce serait “avoir la vue courte que de se cantonner à l’armement”. Seulement voilà, les options civiles qu’il évoquait n’ont jamais vu le jour.
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