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La Banque d’Israël a déclaré mercredi qu’elle examinera la possibilité d’aider les immigrants de l’ex-Union soviétique à accéder à leurs fonds actuellement en Russie, mais a souligné qu’elle ne permettrait pas aux banques du pays de contourner les sanctions internationales, a rapporté l’agence de presse Reuters.

Le ministre des Finances Avigdor Lieberman, né en Moldavie, a tenu mardi une réunion avec des responsables de son cabinet, de la banque centrale et des banques sur la question. Il a notamment demandé un allègement réglementaire qui permettrait aux banques israéliennes d’approuver les transferts bancaires depuis la Russie vers des citoyens qui ne sont pas passibles de sanctions.

Les sanctions imposées par les gouvernements occidentaux à Moscou en raison de la guerre en Ukraine ont rendu difficile l’obtention de fonds pour les Russes vivant à l’étranger.

La Banque d’Israël a affirmé qu’elle était consciente de la nature sensible et de l’importance de cette question et qu’elle souhaite agir dans le cadre légal et réglementaire.

Néanmoins, « ni la Banque d’Israël ni le système bancaire ne permettront de contourner les sanctions internationales dans le contexte de l’argent provenant de Russie ou de toute autre source », a averti la banque centrale dans un communiqué.

« Chaque étape sera examinée afin d’aider les citoyens qui ont des difficultés à transférer leur argent, qu’il s’agisse de paiements de pension ou de biens à des fins d’immigration, et sera soumise à la satisfaction et au respect des sanctions imposées à ce sujet », a expliqué M. Lieberman.

« Toutes les banques russes ne sont pas sous sanctions, seulement certaines d’entre elles. Nous avons donc demandé à la Banque d’Israël des documents expliquant quelles banques en Russie peuvent transférer de l’argent aux citoyens israéliens », a déclaré une source sous couvert d’anonymat.

La source a indiqué qu’en Israël, où vivent plus d’un million d’immigrés issus des anciens pays soviétiques, 57.000 retraités perçoivent des pensions russes, tandis que 30.000 nouveaux immigrés et hommes d’affaires sont dans l’incapacité de transférer des fonds en Israël.

Le mois dernier, la banque centrale a envoyé une lettre aux dirigeants des banques et des sociétés de cartes de crédit israéliennes, les avertissant que le contournement des sanctions imposées par les pays étrangers « expose les banques à des risques importants », tels que le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et les risques juridiques.

Elle a toutefois laissé aux banques le soin d’établir des politiques et des procédures concernant les sanctions internationales.

i24NEWS.

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