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En partenariat avec la start-up Mobileye, Israël lance des expérimentations pour accueillir les véhicules autonomes de niveau 4… quand la France se limite à celles de niveau 3. Comme on dit : ne jamais confondre vitesse et précipitation.

Ne pas parler au chauffeur. Il y a quelques semaines, le vice-président de la startup Mobileye Johann Jungwirth montait avec quelques spectateurs dans un SUV équipé de sa technologie de conduite autonome et leur offrait un tour dans Jérusalem, by night. Le trajet de 40 minutes était fluide, évitait les scooters se faufilant partout, respectait les panneaux et les feux et s’adaptait aux imprévus surgissant sur la route. Normal en fait. Sauf que personne ne tenait le volant.

« J’appuie simplement sur le bouton GO, puis, vous savez, je le laisse conduire tout seul ». Voilà comment Johann Jungwirth résume à Wired son mode de fonctionnement. Ce petit prodige n’aurait pas été possible sans la nouvelle technologie de Mobileye, dite « redondante » car elle ne se limite pas aux caméras et Lidars actuels mais contient « des sous-systèmes de détection distincts qui agissent en complétant leurs surveillances ». Mais il arrive surtout au moment où Israël vient d’autoriser les expérimentations de véhicules autonomes sur ses routes.

L’autorisation concerne des intelligences artificielles de niveau 4 maximum, c’est à dire qui puissent respecter un territoire prédéfini ; interdit donc de prendre l’autoroute et aller se promener dans tout le pays. Mais cela reste un sacré feu vert pour les robots-taxis.

50 taxis sans chauffeurs avant 2023. D’ici la fin de l’année, Mobileye déploiera en Israël une cinquantaine de véhicules équipés de sa technologie. Les rues de l’Allemagne, qui a voté en mai dernier la même autorisation, seront les prochaines visées et des discussions sont en cours avec Abu Dhabi et Dubaï. Et nous ? Pas tout de suite…

Si Mobileye teste déjà ses véhicules à Paris (voir vidéo ci-dessous), la France a annoncé qu’elle ouvrirait bientôt des expérimentations sur routes ouvertes, mais pour des véhicules autonomes de niveau 3, c’est à dire en conservant toujours un chauffeur dans l’habitacle. Celui-ci doit pouvoir reprendre le contrôle à tout moment. Il y a peu considéré comme le pays le plus en avance sur la question, la France est en train de se faire doubler en préférant jouer la sécurité et créer un partenariat dès le début avec la RATP. De quoi sécuriser les piétons… et les chauffeurs.

Source : Canal +

https://detours.canal.fr/cest-officiel-les-taxis-sans-chauffeurs-seront-bientot-autorises-en-israel/

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