Partager :

EDITORIAL. La télévision israélienne a traité sérieusement de l’affaire Jérémy Cohen. Beaucoup de français installés en Israël sont très troublés, mais pas du tout surpris, par cette terrible affaire.  IsraelValley adresse ses condoléances à la famille Cohen. Israël est avec vous dans cette période très douloureuse. (DR)

Radio Shalom : « La famille de Jeremy Cohen percuté par un tramway à Bobigny accuse sur Radio Shalom : « la mort de Jeremy est liée à une agression dont il a été victime par une bande de jeunes immédiatement avant d’être percuté par le véhicule ».

« On s’est retrouvé dans une situation difficile, dans le vide juridique. J’ai demandé de l’aide à Éric Zemmour dans le cadre de l’enquête pour ne pas qu’elle soit étouffée. Je l’en remercie » témoigne Gérald, le papa de #JeremyCohen

Mort de #JeremyCohen : Gérald Cohen, le père du jeune homme lance un appel dans #TPMP. Si vous avez des informations contactez le 06.15.31.73.53.

Selon i24News : « Gérald Cohen, père de Jérémy Cohen, écrasé par un tramway après avoir été lynché à Bobigny (Seine-Saint-Denis), s’est exprimé ce lundi soir dans les GGMO, plus d’un mois après le décès de son fils.

La presse française avait relayé cette affaire en énonçant qu’il s’était fait percuter mortellement par un tramway.

Or, la famille « ne comprenant pas les circonstances » de la tragédie, a décidé de poursuivre l’enquête de son côté pour tenter de comprendre ce qu’il s’était réellement passé.

« L’hypothèse que la victime ait traversé les voies du tramway pour échapper à ses agresseurs était naturellement prise en compte », a souligné Eric Mathais, procureur de Bobigny dans un communiqué de presse lundi.

Le 29 mars, une information judiciaire a été ouverte du chef de « violences volontaires en réunion ayant entraîné la mort sans intention de la donner », a poursuivi le procureur, précisant que la police judiciaire du département était en charge de l’enquête.

« Mes enfants ne comprenaient pas trop, ils ont publié des tracts partout à Bobigny, près de la gare et sur le lieu de l’accident. Ils ont eu des retours mais je n’étais pas au courant », a témoigné M. Cohen sur i24NEWS.

« La semaine suivante ma femme et mes deux enfants sont retournés au commissariat mais il semblait que l’affaire allait être classée. Ma femme ne comprenait pas ce qui se passait et c’est là où ils ont continué leur appel à témoin », a-t-il affirmé.

Ses deux frères ont fait du tractage sur les lieux et ont recueilli une vidéo montrant une partie du drame, abondamment partagée sur les réseaux sociaux lundi.

« Mon fils a été lynché, il était brillant, il a eu son bac S, il a fait trois années de mathématiques et informatiques appliquées et il a eu une déprime, il était fatigué et depuis il était très très bien. Il avait envie de se promener. Il aimait les galeries. Est-il mort pour un mauvais regard? a cause de la kippa sur sa tête? Je ne sais pas ce qui s’est passé », a-t-il confié.

Jérémy Cohen, pris à partie par une quinzaine d’individus, a été massacré de coups. Vidé de son sang et de ses forces, il courait pour tenter de sauver sa vie mais a été percuté par un tramway.

« Je ne peux pas dire à 100% qu’il s’agit d’un acte antisémite car je n’étais pas là, mais personne ne doit se faire tuer pour un mauvais regard ou pour être au mauvais endroit », a-t-il souligné en précisant que Jérémy « aimait porter sa kippa blanche sur la tête » et c’est « peut-être ce qui a énervé les individus ».

L’avocat de la famille Cohen, Franck Serfati, a dénoncé l’utilisation « outrancière » et « gênante pour la famille » de la vidéo qui circule de manière virale sur les réseaux sociaux depuis ce lundi matin.

« On ne sait pas qui a mis en ligne la vidéo mais ceci constitue un début de preuve extrêmement important et montre que Jérémy Cohen a été aculé dans un renfoncement d’un immeuble a Bobigny, passé à tabac et agressé sauvagement », a-t-il précisé.

Pour M. Serfaty, il s’agirait d’un homicide volontaire car « les coups et les blessures semblent être à l’origine directe et immédiate de sa mort ».

« Je ne suis pas d’accord avec la qualification retenue par le ministère public pour le début de l’enquête et cela fera l’objet d’un débat avec le magistrat instructeur dans les jours et les semaines à venir », a-t-il poursuivi.

Interrogé sur les nombreux tweets des candidats à l’élection présidentielle sur le drame, M. Cohen a refusé de se prononcer.

« Cela ne m’intéresse pas. Je veux que l’enquête soit faite et que les gens qui lui ont fait du mal soient jugés et punis selon la loi », a-t-il répondu.

Ce drame a entraîné des réactions de plusieurs candidats à la présidentielle, dont certains ont pointé l’éventualité du caractère antisémite de l’agression précédant la mort du jeune homme de confession juive ».

Partager :