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Le gouvernement a annoncé l’arrêt à échéance de dix ans, de l’industrie pétro-chimique dans la baie de Haïfa.

D’après le programme établi, dans les années à venir, l’activité de cette industrie sera réduite progressivement jusqu’à la fermeture des usines. Le processus se fera en coopération avec les sociétés afin de pouvoir stopper l’activité pétro-chimique et chimique tout en préservant la sécurité énergétique et l’approvisionnement régulier du marché en combustibles. Si des différends devaient surgir, ce seront le bureau du Premier ministre et du Premier ministre en rotation ainsi que du ministère des Finances qui auraient le dernier mot.

Parallèlement à l’arrêt de ces activités, un programme de développement sera mis sur pied comprenant des infrastructures, des lieux de logement et des transports pour une somme s’élevant à plusieurs milliards de dollars. Le tout sera supervisé par un bureau dédié qui veillera à la levée des obstacles, à la coopération inter-ministérielle et aidera les autorités locales pour faire avancer le projet afin qu’il aboutisse dans les temps impartis.

L’objectif est de permettre de trouver des activités qui contribueront au développement économique de la ville et de la région.

»Il s’agit d’une décision importante qui se finalisera par la fermeture de l’industrie pétro-chimique dans la baie de Haïfa et par l’assainissement des lieux et de ses environs ainsi que l’amélioration de la qualité de la vie et de l’environnement », a déclaré Tamar Zandberg, la ministre de l’Environnement.

Néanmoins, notons que d’ores et déjà, des voix s’élèvent estimant que le projet a été mal ficelé. Au sein même de la coalition, certains estiment que  »toute une série de compromis ont été fait au cours de la préparation du projet. Ils ont conduit à des défaillances significatives ». C’est ce qu’a notamment reproché, le député Alon Tal, directeur adjoint de la commission santé, environnement et climat. Ce dernier aurait souhaité aller encore plus vite sur le calendrier.

La maire de Haïfa, Einat Kalisch Rotem a, quant à elle, protesté contre un projet qui fera de Haïfa  »une ville polluée et dangereuse pour encore des dizaines d’années », se référant à la période de transition pendant laquelle la baie de Haïfa deviendra le lieu de stockage de produits toxiques et craignant que cette situation provisoire ne devienne définitive.

//lphinfo.com

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