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La société israélienne de logiciels espions NSO Group dépose une plainte en diffamation dimanche contre le quotidien financier Calcalist ainsi que l’éditeur de la publication et son rédacteur en chef, pour une série d’articles alléguant que la police israélienne a utilisé les logiciels espions contre des militants, des civils, des journalistes et des représentants du gouvernement sans contrôle judiciaire.

Le procès, devant le tribunal de première instance de Rishon Lezion, exige 1 million de shekels (274.000 euros) de dommages et intérêts.

NSO avait précédemment averti qu’il poursuivrait Calcalist pour un certain nombre d’allégations au cours des dernières semaines selon lesquelles la police aurait utilisé à mauvais escient le puissant outil de cyberespionnage de NSO, Pegasus, déclenchant un tollé en Israël.

Une enquête du ministère de la Justice a ensuite été ouverte.

Le journal Calcalist a rapporté, sans fournir de preuves, que des dizaines de personnalités de premier plan – y compris d’anciens directeurs de ministère, des personnalités du monde des affaires et des membres de la famille et des associés de l’ancien Premier ministre Benyamin Netanyahou – ont été espionnées par la police à l’aide du logiciel espion Pegasus du groupe NSO.

NSO Group aurait offert à une entreprise américaine de sécurité des « sacs d’argent » pour accéder aux réseaux cellulaires dans tout le pays, a rapporté au début du mois le Washington Post.

L’offre aurait été révélée par un dénonciateur qui a décrit la rencontre entre les représentants des deux entreprises dans des déclarations confidentielles au ministère américain de la Justice, obtenues par le journal.

i24News.

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