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L’écrivain David Grossman est entré hier –élu à l’unanimité- à la prestigieuse Royal Society for Literature, la société royale de littérature Britannique, la plus importante distinction décernée par le royaume aux écrivains.

Sa mission : soutenir les auteurs établis et émergents et promouvoir la littérature auprès des jeunes générations. David Grossman fait partie des 12 tout premiers acteurs qui rejoignent le programme International Writers – écrivains étrangers – une distinction à vie qui reconnait la contribution d’auteurs du monde entier à la littérature.

Né en 1954 à Jérusalem, il fait partie de la première génération de la littérature moderne avec Brenner, Gnessin, Gershon Shofman, Micha Yosef Berdichevsky et Shy Agnon, qui place au centre de son œuvre l’individu cherchant sa voie dans un monde profane.

Une littérature qui dans les années 80 commence à s’intéresser à des questions moins nationalistes qu’auparavant.

Ses œuvres de fiction et de non-fiction ont remporté pratiquement tous les prix littéraires israéliens et de nombreux prix internationaux, le Man Booker Prize et le Prix Médicis étranger pour Une femme fuyant l’annonce, l’histoire d’une mère qui tente d’échapper à l’annonce de la mort de son fils car, dit-elle, si l’on ne parvient pas à me l’annoncer alors cela voudra dire qu’il est toujours vivant.

David Grossman lui n’échappera pas à cette annonce, puisque son fils Uri tombe au combat le 12 août 2006 lors de la seconde guerre du Liban, peu de temps avant son 21e anniversaire.

Nathalie Sosna-Ofir

 

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