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Nathalie Sosna-Ofira : « La normalisation des relations entre Israël et les Emirats arabes Unis s’illustre sur un terrain plutôt inattendu…. celui de la protection des oiseaux.
Mais pas n’importe lesquels, les Outardes Houbara, un grand oiseau du désert, en danger d’extinction en Israël, et dont la population n’est plus que de 400 dans le Neguev et la région de l’Arava.
Et Il s’avère que les Emirats Arabes Unis ont créé depuis une vingtaine d’année un fonds international dont l’objectif est de protéger et de restaurer les populations d’outardes. Pas vraiment pour leurs beaux yeux mais car c’est l’un des oiseaux préférés des chasseurs émiratis. Concrètement, un partenariat vient d’être signé entre cette fondation et l’Autorité israélienne de la nature et des parcs.
Et ces jours-ci déjà plusieurs outardes vont faire route depuis Israël à Abu Dhabi. La fondation se chargera de les faire se reproduire avant de les réintégrer dans le désert israélien. Ce seront les outardes de la paix.
Le daim persan lui a été réintégré en Israël dans les années 50. Et l’on vient tout juste d’apprendre qui était derrière cette opération.
Le Mossad ! C’est le Mossad qui est allé rechercher cet animal mentionné dans la Bible. Et qui était servi à la table du roi Salomon comme l’en atteste nos textes. De la même façon qu’il va chercher du matériel médical ou ramener les archives nucléaires depuis Téhéran.
Nous sommes dans les années 50. Israël entend restaurer la faune de l’époque biblique dans le pays. l’Autorité israélienne de la nature et des parcs, dirigée par le héros de la guerre des Six jours, le général Avraham Yoffe, œuvre pour réintroduire les espèces en voie de disparition.
Le daim persan est lui considéré comme éteint. Mais une petite population est découverte en Iran. Le général Yoffe courtise alors le frère du shah, le prince Abdol Reza Pahlavi, un chasseur passionné, et l’invite dans le Néguev pour chasser le bouquetin de Nubie – une espèce protégée en Israël – mais le ministre de l’Agriculture Ariel Sharon fait une exception.
En vain. Près de 3 décennies plus tard, en décembre 1978, sentant la révolution islamique imminente, le général Yoffe appelle le shah, qui lui dit d’envoyer immédiatement des agents du Mossad pour venir récupérer deux daims.
L’agent Mike Van Grevenbroek – soi-disant un zoologiste – arrive avec une soufflette déguisée en cane pour endormir les bêtes. Mais le Shah et sa famille ont déjà fui le pays et l’agent est prié de repartir immédiatement. Il s’entête, réussit à localiser les bêtes tant convoitées et en embarque deux sur le dernier vol israélien qui quitte le sol iranien. Aujourd’hui ils se sont reproduits, et sont quelques centaines dans le Sud du pays et le Carmel. Le retour de ses daims persans dans leur patrie biblique est l’un des cas les plus réussis au monde de réintroduction d’une espèce qui avait complètement disparue ».
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