La pêche au drone, populaire en Israël permet aux passionnés de larguer leurs lignes à des centaines de mètres au large, là où évoluent de grands animaux, notamment des tortues marines.
Une ligne de pêche de plusieurs centaines de mètres relie la canne à pêche installée sur la plage au drone, puis s’enfonce à son tour dans la mer. C’est cette dernière partie qui porte les hameçons et les appâts. L’hameçon est lancé, le poisson est remonté à l’aide de la canne à pêche située sur le rivage, et le drone revient à terre.
Tal Raz, qui se rend quotidiennement en mer à Bat Galim, un quartier de la ville de Haïfa, au nord du pays, pour observer la vie marine et collecter les déchets ainsi que les engins de pêche abandonnés, s’est plaint des effets de la pêche au drone.
L’année dernière, elle a confié au Times of Israel que, outre les animaux sauvages pris au piège, c’est un plongeur qui s’était retrouvé empêtré dans une ligne de pêche au large de Bat Galim. Il a dû être secouru par deux personnes qui se trouvaient dans un kayak. Deux surfeurs ont également été pris au piège, l’un d’entre eux au niveau de la gorge. « C’est un piège mortel », a-t-elle souligné.
La Société pour la protection de la nature en Israël a expliqué dans un communiqué que les lignes de pêche reliées à des drones mettaient en danger les nageurs, les surfeurs et les kayakistes. Les hameçons et les appâts largués depuis les airs piègent les tortues marines et d’autres espèces protégées. De plus, les lignes de pêche qui restent sur place sont souvent abandonnées en mer, se transformant en déchets marins susceptibles de rester là pendant des années et de continuer à nuire à la faune.
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