Pékin a conclu un accord commercial avec Israël qui devrait lui permettre d’investir dans des sociétés spécialisées dans la recherche sur la viande artificielle, créée à partir de cellules animales. La Chine en est un marché potentiel considérable.

L’Etat d’Israël a signé un accord commercial d’une valeur de 300 millions de dollars avec la Chine. Il devrait permettre à cette dernière de coopérer avec des compagnies israéliennes dans le domaine de la recherche sur les technologies permettant de réduire son impact environnemental.

Parmi les domaines concernés, on retrouverait notamment celui de la viande artificielle ou viande produite in vitro, selon le magazine Quartz. La production de cette viande, élaborée en laboratoire à partir de cellules animales, permettrait à terme de limiter l’impact environnemental de l’élevage intensif, responsable d’une part significative des émissions de gaz à effet de serre.

Par cet accord, la Chine, qui manifeste une volonté de plus en plus importante de diminuer ses émissions de gaz à effet de serre, souhaite bénéficier en priorité de la recherche sur ces technologies. Israël compte en effet trois des huit entreprises du monde spécialisées dans la recherche et le développement de la culture de viande in vitro : SuperMeat, Future Meat Technologies et Meat the Future.

Quant à la Chine, qui a importé pour plus de 10 milliards de dollars de viande en 2016 selon le Centre du commerce international (une branche de l’Organisation mondiale du commerce), elle représente un marché potentiel considérable pour ce produit.

« C’est une formidable opportunité commerciale », s’est ainsi félicité Bruce Friedrich, réalisateur du célèbre documentaire choc Meet Your Meat et dirigeant du lobby américain The Good Food Institute, qui fait la promotion du développement d’une production alimentaire alternative, et notamment de la viande in vitro.

« Cet accord pourrait mettre la viande [in vitro] dans le radar des autorités chinoises qui ont la capacité d’investir des milliards de dollars dans ces technologies », a-t-il par ailleurs espéré.

L’accord, signé le 11 septembre à Pékin entre Israël et la Chine, a vocation, selon les deux pays, à permettre à leurs deux économies de se développer dans le secteur des nouvelles technologies environnementales, en permettant des coopérations entre des sociétés chinoises et israéliennes.

Du côté des défenseurs des droits des animaux, si certains se félicitent du développement de la viande in vitro comme alternative à l’élevage, d’autres militent pour une alimentation totalement végétalisée, peu importe que la viande provienne d’une culture de cellules ou d’un animal bien vivant.

 

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