Tsahal n’utilise (pour le moment!) pas de robots humanoïdes sur le champ de bataille. Les forces de défense israéliennes déploient massivement d’autres types de systèmes robotiques et autonomes, notamment des véhicules terrestres sans pilote, des bulldozers téléopérés et des chiens-robots conçus pour la reconnaissance, le génie civil et la cartographie des tunnels.
Le secteur de la robotique humanoïde en Israël se concentre sur des applications industrielles et civiles, à l’image des technologies développées par la start-up Mentee Robotics.
En Ukraine, on y a vu l’avènement de la guerre des drones, dans les airs et en mer notamment, les enjeux de la géolocalisation et de la connectivité et la montée en puissance de l’intelligence artificielle à des fins militaires.
Mais une nouvelle phase semble désormais s’ouvrir depuis février 2026 : celle des robots humanoïdes.
Tsahal, observe les Ukrainiens, va très probablement changer de stratégie et va préparer sa prochaine guerre technologique.
UKRAINE. Selon des informations initialement rapportées par le Time le 10 mars 2026, la startup californienne Foundation a déployé deux de ses machines, baptisées Phantom MK-1, sur le front ukrainien. Objectif officiel ? Mener des missions de reconnaissance en première ligne, et évaluer les capacités du Phantom MK-1 dans le chaos d’un vrai environnement de combat.
Jusqu’à présent, l’image de la robotisation sur le champ de bataille était alimentée par deux types de machines : des engins équipés de chenilles avec des bras robotiques, surmontés parfois d’armes automatiques. Ou des quadrupèdes bardés d’électronique pouvant accompagner le soldat sur le terrain, en portant son barda.
Le Phantom MK-1 (pour Mark-1, ou première génération) présente un profil radicalement différent : on est sur une forme humanoïde, toute noire et sans véritable visage. L’engin tient sur deux jambes et a un gabarit proche d’un homme : il pèse 80 kg pour 1,75 mètre. Il a également la capacité de soulever jusqu’à 40 kg de charge utile.
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