Très favorable à la construction de ponts universitaires entre la France et Israël, Léon Laulusa quitte l’ESCP. Sous son égide de nombreux liens solides ont été élaborés entre l’ESCP et des Universités israéliennes.
De nombreux évènements de haut niveau sur Israël et la « Startup Nation » ont eu lieu depuis le début du mandat de Léon Laulusa à la tête de l’ESCP.
Son départ pour la Chine n’étonne pas du tout les observateurs du monde académique: la France est un pays particulièrement difficile pour les leaders du monde académique qui s’épuisent souvent face à une société bureaucratique qui refuse le changement.
SELON DES MEDIAS. « Le 10 juin, il sera encore présent pour dévoiler les contours de l’ESCP School of Technology, première brique de son plan stratégique sur cinq ans présenté en juin 2025. Mais Léon Laulusa, le directeur général de l’école de commerce, ne sera plus là pour accueillir ses premiers étudiants en 2027. Il va quitter son poste « pour poursuivre un nouveau projet » seulement trois ans après sa nomination à la direction de l’ESCP. Trois années pendant lesquelles il aura eu le pied sur l’accélérateur, en particulier avec son bachelor. A la rentrée, ce programme post-bac comptait plus de 3 100 élèves qui déboursent 56 100 euros pour leur scolarité en trois ans.
Un plan d’investissement de 320 millions d’euros
Cet ancien auditeur chez Deloitte, d’origine laotienne, était entré comme professeur de comptabilité à l’ESCP il y a près de trois décennies jusqu’à succéder à Frank Bournois en 2023.
« Nous devons passer de l’une des meilleures écoles de commerce européennes à l’une des meilleures universités européennes de management », martèle Léon Laulusa. De fait, l’ESCP a le statut d’université en Allemagne et en Italie, où l’école possède des campus. En élargissant le champ des disciplines enseignées, l’établissement de la Chambre de commerce de Paris entend aussi accéder à un vivier d’étudiants plus large. De quoi financer des investissements de 320 millions d’euros sur 5 ans, dont la rénovation complète de son
bâtiment principal, avenue de la République dans le 11
e arrondissement.
Deux facultés nouvelles doivent ainsi voir le jour à côté de l’école de management. L’ESCP School of Technology, qui ouvrira en 2027, vise 1 000 étudiants et 55 professeurs.
« Nous faisons le chemin inverse du MIT américain, qui, de l’ingénierie, a créé sa business school, la Sloan School of management », expliquait le directeur lors de la présentation de son plan stratégique. Parmi les matières proposées : l’IA, le big data ou encore la cybersécurité. Puis, à partir de 2029, l’ESCP School of Governance dispensera des cours de géopolitique et de droit international à l’image de la Kennedy School de Harvard. Une incursion sur les terres de
Sciences-Po Paris qui n’a pas forcément plu du côté de la rue Saint-Guillaume.
Un statut unique d’école européenne multicampus
A l’horizon 2030, l’insatiable directeur visait un budget annuel de 300 millions d’euros, en progression de 50 %, avec 12 000 étudiants, dont deux tiers d’étrangers. Une puissance financière qui fera de l’ESCP la plus grosse des trois business schools parisiennes, un rang qu’il revendiquait déjà au risque de déplaire au dean d’HEC et à celui de l’Essec. Mais pour le soutenir, Léon Laulusa pouvait compter sur le président de l’école,
Philippe Houzé, président du directoire des Galeries Lafayette, avec lequel il forme un tandem efficace.
Le 18 mai, l’école de management a ainsi fait son entrée dans le
Top-10 mondial des programmes de formation continue sur mesure, selon le classement du
Financial Times. Ce sixième rang, soit 4 places de mieux qu’en 2025, propulse l’ESCP devant l’Insead et HEC. Par ailleurs, depuis trois ans, son master en finance est le meilleur au monde selon le quotidien britannique. La business school profite notamment de son statut unique d’école européenne avec des campus en Italie, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Espagne et en Pologne. Dans quelques jours, Léon Laulusa, 58 ans, dévoilera son prochain challenge dans l’enseignement supérieur. Il devrait rejoindre la
China Europe International Business School (Ceibs) à Shanghai dirigée par Frank Bournois. De son côté, le conseil d’administration de l’ESCP a déjà
« initié un processus de sélection » pour lui trouver un successeur. Il lui sera difficile de trouver un profil aussi original ».
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