Interview de Daniel Rouach par Daniel Haïk. Pour Israël, les Jeux Olympiques sont vraiment importants. L’image du pays va se jouer lors des jeux. Des efforts énormes ont lieu actuellement pour être au niveau, sur le plan sportif, malgré la guerre Hamas-Israël.
Tsahal facilite la vie des grands sportifs israéliens qui s’entraînent pour le J.O. en leur laissant du temps libre.
INTRODUCTION. Les 22 et 23 mai 2024, une délégation de hauts dirigeants d’entreprises israéliens, conduite par le journal Calcalist et la Bank Hapoalim, se rendra à Paris en amont des Jeux Olympiques de 2024. Des délégués de l’Israel Export Institute et d’autres organismes sportifs israéliens consacreront deux jours au « renforcement des liens commerciaux internationaux entre Israël, la France et la communauté internationale, en mettant en avant les valeurs d’excellence, d’innovation et d’entrepreneuriat qui définissent l’économie israélienne ».

L’objectif de ces deux journées est de « renforcer les liens d’affaires et de favoriser la collaboration entre la France et Israël à travers des sessions de contenus variés, des rencontres et des visites ».

SPORT ET POLITIQUE. A Paris des opérations de déstabilisation venant de Palestiniens ont déjà lieu pour écarter Israël. Des appels aux Boycott ont lieu. C’est un fait : les Jeux olympiques sont des terrains d’affrontements idéologiques et politiques. Le nombre de participants, l’organisation et la médiatisation accrue de cet événement en font une tribune idéale pour différents pays afin d’exprimer leurs revendications et leur mécontentement. « Depuis les premiers Jeux modernes, disputés à Athènes en 1896, jusqu’aux prochains qui se dérouleront à Paris cet été, le rendez-vous olympique relaie assez fidèlement les fracas du monde. Au point que, loin d’être un moment de trêve, les JO sont souvent le miroir grossissant des laideurs et des beautés d’une époque ».
LE PLUS.

MUNICH ET SECURITE. Yael Arad est chargée par Israël pour orchestrer la venue des israéliens à Paris.

Yael Arad est une ancienne judokate israélienne évoluant dans la catégorie des moins de 61 kg (poids mi-moyens). Elle est notamment vice-championne olympique en 1992.

Yaël Arad, présidente du comité olympique israélien, assure que « tout sera fait de notre côté pour assurer notre sécurité ».

Israël et les Jeux Olympiques, c’est une histoire qui aura été marquée par le terrorisme et le massacre des athlètes israéliens à Munich en 1972. Aujourd’hui c’est le spectre d’une autre attaque terroriste qui plane sur les JO de Paris pour un Israël toujours traumatisé depuis le 7 octobre et mobilisé par la guerre.

La présidente du comité olympique israélien Yaël Arad a assuré qu’Israël serait « à 100% » présent aux Jeux olympiques de Paris en 2024. « Nous abordons les JO avec la conviction que nous serons là, à 100 %, que nous pourrons y participer comme toute autre nation ».

« Nous sommes toujours sous le choc du 7 octobre. Il est dur d’aller dormir, d’ouvrir les yeux le matin. Tout le monde a perdu un proche », a dit Yael Arad

Yael Arad : « les sportifs ont du mal à concevoir de pratiquer dans ces circonstances, de faire quoi que ce soit d’autre qui ne participe pas à aider leurs compatriotes ». Mais la demande du comité local a été pour eux de « porter haut le drapeau de leur nation en la représentant aux JO », qui se tiendront à Paris du 26 juillet au 11 août 2024.

Interrogée sur les craintes liées à l’attentat des Jeux olympiques de Munich de 1972 – onze athlètes israéliens et un policier allemand avaient été assassinés par le groupe terroriste palestinien « Septembre noir » – Yaël Arad a expliqué que « notre famille olympique doit vivre avec cela ». « Depuis Munich en 1972, nos athlètes font toujours l’objet d’une attention particulière », et « vous pouvez être sûrs que tout sera fait de notre côté pour assurer notre sécurité ».

J.O. VICTOIRES ET HATIKVA. Le drapeau israélien sera hissé lors des victoires des champions israéliens.

Entre la Russie et Israël, c’est « une situation très différente », a répondu Emmanuel Macron aux députés LFI et écologistes qui ont réclamé, en vain, fin février au CIO, « d’appliquer à Israël, lors des prochains Jeux olympiques, les mêmes sanctions qu’à la Russie et au Bélarus ».

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