Ensuite, avec nos amis européens, avec la Grèce et avec Chypre qui va servir de base arrière, on propose la mise en place d’un couloir humanitaire maritime pour faire arriver l’aide, pouvoir faire sortir des blessés graves et les ramener, et ainsi d’avoir cette possibilité d’accès humanitaire indispensable dans un conflit aussi grave », si le passage par voie terrestre est toujours aussi « difficile », a-t-il poursuivi, soulignant que des négociations sont toujours en cours à ce sujet. Par ailleurs, 50 tonnes de matériel de soin sont arrivées en Égypte, envoyées par avion, a-t-il annoncé.
« C’est un combat urbain, terrible, on doit avoir à cœur les victimes civiles », a insisté l’ambassadeur. Sans oublier « notre solidarité avec le peuple israélien dans son deuil après l’attaque terroriste terrible qu’il a subie », il a insisté sur le « devoir » de la France de soutenir les Gazaouis : « ils doivent pouvoir avoir accès à l’eau, la nourriture, les soins« , a-t-il martelé. Le diplomate a aussi rappelé que lors de sa visite en Israël, « le président Emmanuel Macron a parlé très clairement avec les Israéliens du caractère indispensable du respect du droit de la guerre et de l’accès humanitaire ». « Les Israéliens l’entendent », a-t-il assuré.
Il a toutefois confirmé que des « bombardements, les plus intenses que l’on ait eus » depuis le début de la guerre, sont en cours ce vendredi soir sur Gaza. « On rentre dans cette phase d’engagement au sol de ce combat, ce n’est pas une surprise, mais c’est évidemment un moment difficile », a-t-il commenté. L’armée israélienne a annoncé ces dernières heures avoir intensifié ses frappes « d’une manière très significative » sur l’enclave et annoncé y « étendre » ses opérations terrestres.
M.L
LCI
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