Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, n’a pas été convié à une réunion dimanche 1 octobre, incluant le Premier ministre Benjamin Netanyahou et les plus hauts responsables sécuritaires du pays dont le chef d’État-Major de l’armée israélienne, selon des informations publiées dans la presse israélienne. Cette réunion avec le Premier ministre s’est déroulée en présence du ministre de la Défense Yoav Gallant, du chef d’état-major Herzi Halevi, du chef du Shin Bet Ronen Bar et de hauts généraux de l’état-major de l’armée. Parmi les sujets abordés : la situation sécuritaire en Israël, l’Iran et les négociations en vue de la normalisation des relations diplomatiques entre Israël et l’Arabie saoudite. Et, surtout, les éventuels gestes envers les Palestiniens réclamés par les Saoudiens dans le cadre de l’accord de normalisation, point de friction majeur entre Netanyahou et ses partenaires de coalition les plus radicaux.

Il ne s’agit pas de la première fois que Ben Gvir, dont le portefeuille ministériel inclut entre autres la police, est écarté de ce type de réunions. Selon des informations publiées par le quotidien israélien Ynet, Ben Gvir n’a pas été invité notamment en raison de sa propension à “faire des propositions problématiques” lors de ces réunions. Ben Gvir est connu de longue date pour ses provocations et ses discours incendiaires. Le quotidien Ynet va même jusqu’à affirmer qu’un certain nombre d’opérations de l’armée israélienne ont été sciemment cachées au ministre de la Sécurité nationale, dans la crainte que ce dernier ne divulgue des détails avant leur mise en œuvre.

« Il vient aux réunions et s’efforce constamment d’obtenir des assassinats ciblés, une interdiction de faire venir des travailleurs de la bande de Gaza et d’étranges fermetures de toutes sortes de villages et de villes de Cisjordanie », a indiqué une source à Ynet. « Il ne comprend pas qu’avec une telle politique, le Premier ministre ne peut voyager nulle part – et certainement pas être reçu dans les capitales du monde entier. »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a, quant à lui, rejeté ces insinuations, précisant que la réunion « était centrée sur l’Iran et n’a abordé aucune question de sécurité intérieure » qui relève de la compétence de Ben Gvir: « Toute tentative de fabriquer un conflit entre le chef du gouvernement et le ministre de la Sécurité nationale et de l’attribuer à des sources proches du Premier ministre est complètement fausse et intentionnelle », peut-on lire dans le communiqué du bureau de Netanyahou.

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