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Les emprunts immobiliers en Israël ont continué de baisser le mois dernier, mais le prêt hypothécaire moyen a atteint de nouveaux sommets, selon les chiffres publiés la semaine dernière par la Banque d’Israël.

En juillet, 9.709 prêts immobiliers ont été contractés, contre 12.024 en juin et 12.064 en juillet 2021, soit une baisse de 21% sur le mois et à peu près la même chose par rapport aux chiffres de 2021.

Ainsi, le nombre de prêts immobiliers en juillet est le plus bas depuis septembre 2021, où 7.779 prêts avaient été accordés.

Les achats d’investissement ralentissent également: les prêts sur les biens d’investissement sont en baisse à 1.062 en juillet de cette année, contre 1.691 en juillet 2021, soit une baisse de 37 %.

La valeur globale des prêts en juillet est tombée à 10,1 milliards shekels (2,94 milliards d’euros), contre près de 11,9 milliards de shekels en juin (3,47 milliards d’euros) et 11,5 milliards de shekels (3,35 milliards d’euros) en juillet 2021. La plupart des prêts représentent entre 60% et 75% de la valeur du bien hypothéqué.

Le dernier rapport sur le logement du Bureau central des statistiques montre que les données de juin suggèrent que les prix ont augmenté à un taux annuel de 17,8%, soit la hausse la plus rapide en une décennie.

La hausse des taux d’intérêt, qui affecte directement l’accessibilité des nouveaux prêts hypothécaires, fait partie du problème. La semaine dernière, la Banque d’Israël a procédé à la plus forte augmentation du taux d’intérêt de référence depuis vingt ans, le relevant de 0,75 point pour le porter à 2 %, l’inflation ayant atteint 5,2 % au cours des douze derniers mois.

Cette hausse fait suite à une autre augmentation de 0,75 % en juillet, et l’on s’attend à ce que les taux (et donc les traites mensuelles pour rembourser les emprunts qui ne sont pas fixes, mais liés au taux préférentiel d’une certaine manière) augmentent en conséquence.

Les agents immobiliers de tout le pays signalent par ailleurs une pénurie de propriétés mises en vente. Étant donné que les autres indicateurs économiques sont relativement sains, les vendeurs potentiels sont tentés de mettre leur maison sur le marché en pensant que, même sur quelques mois, ils pourront demander beaucoup plus.

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