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Des documents révèlent que la société a rédigé son propre projet de loi pour la Knesset.

La société de VTC Uber aurait sollicité l’aide d’anciens ambassadeurs en Israël et aux États-Unis et fait pression sur le Premier ministre de l’époque, Benyamin Netanyahou, pour intégrer le marché israélien, selon une enquête en cours du ministère des Transports.

L’entreprise a également rédigé sa propre proposition de loi pour la soumettre à l’approbation de la Knesset dans le cadre de ses efforts pour opérer librement dans le pays, selon une série de documents divulgués, appelés The Uber Files, obtenus par le journal britannique The Guardian et partagés avec le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ).

Les documents expliquent comment l’entreprise est parvenue jusqu’à Benyamin Netanyahou, qui a promis de « briser la résistance » du ministre des Transports de l’époque, Israel Katz. Eli Groner, qui était à l’époque le directeur général du cabinet du Premier ministre, a aidé l’entreprise à adapter son message au public israélien et aux médias locaux.

Les documents en question ont été communiqués à 180 journalistes de 44 médias du monde entier, dont le Washington Post, Le Monde, la BBC et l’organisation israélienne Shomrim. Ils détaillent les opérations du géant du covoiturage dans le monde entier.

Selon Shomrim, le projet de loi rédigé par Uber aurait été soumis avec très peu de retouches à la Knesset à trois reprises par trois députés de différents partis.

La société a brièvement opéré en 2017 en Israël, mais a été fermée après une décision de justice qui a décrété qu’elle ne pouvait pas faire appel à des chauffeurs privés. Uber a toutefois récemment annoncé qu’il avait l’intention de réintégrer le marché israélien prochainement, cette fois avec des chauffeurs de taxi.

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