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Le Président de Pfizer, Albert Bourla, est en visite en Israël afin d’y recevoir le prix Genesis. Il a expliqué qu’il s’agissait pour lui d’un voyage très particulier, puisque la dernière fois qu’il s’est rendu en Israël, était il y a 45 ans, quand il avait 15 ans.

 »Il m’est très difficile d’exprimer ce que j’ai ressenti lorsque j’ai atterri ici », a-t-il confié sur la chaine publique Kan,  »J’ai voulu m’incliner et embrasser la terre quand je suis arrivé ».

Il a affirmé être très ému à l’idée d’être reçu par le Président de l’Etat, Itshak Herzog, mais surtout par sa visite prévue à Yad Vashem.  »En tant que fils de survivants de la Shoah, c’est très important pour moi ».

 

Interrogé sur l’épidémie du Corona qui est en train de repartir ces dernières semaines, il a reconnu que la maladie était là pour un moment. Pour lui, le fait de pouvoir reprendre une vie normale est une victoire sur le virus, même s’il n’a pas disparu totalement. Il se félicite de l’efficacité des vaccins que Pfizer a mis au point et a annoncé qu’en ce moment, l’agence américaine du médicament (FDA) est en train de débattre pour autoriser la mise en circulation d’un vaccin contre l’Omicron.

Par ailleurs, Bourla a indiqué que les technologies de développement des vaccins ont beaucoup progressé et même si le virus devait muter, il serait assez rapide de trouver la parade vaccinale mais aussi médicamenteuse. En effet, il a expliqué que la lutte contre le virus se jouait sur ces deux terrains et semble optimiste quant à nos chances de gagner.

Pfizer travaille actuellement au renforcement du vaccin afin qu’à l’instar de celui contre la grippe, il soit efficace pendant toute une année. Bourla insiste: le Corona n’est pas une simple grippe,  »aucune organisation de santé dans le monde ne vous dira qu’il s’agit d’une grippe: beaucoup de gens sont hospitalisés et meurent encore aujourd’hui ».

 

On se souvient qu’Israël avait fait partie des premiers pays à avoir bénéficié du vaccin de Pfizer contre le Corona. Nir Kipniss du site Walla! a demandé à Bourla si le lien particulier entre Pfizer et l’Etat d’Israël était une sorte de parcours personnel qui le reliait à ses racines juives. Ce à quoi Bourla a répondu:  »Bien entendu. Pour chaque Juif dans le monde, Israël est un port sûr et chaque Juif dans le monde possède un rapport particulier à ce port, à l’Etat d’Israël. Néanmoins, je pense que lorsque nous avons pris la décision de donner les vaccins à Israël, nous l’avons fait sur la base des avantages qu’Israël représentait. Nous savons qu’il s’agissait de l’Etat qui saurait mettre en oeuvre les processus grâce à son excellent système de santé, et nous ne nous sommes pas trompés. Je n’oublierai jamais les images des gens qui faisaient  »Le’haïm » dans les restaurants, en mars 2021, en l’honneur de Pfizer et revenaient à la vie après le confinement. C’était bon de se dire que c’était en Israël ».

 

Bourla recevra le Prix Genesis, qui est accompagné d’une somme d’un million de dollars qu’il a décidé de donner à la mémoire des Juifs grecs qui ont péri pendant la Shoah.

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