ISRAELVALLEY. Amon et Yoral Aboutboul à Jérusalem. La marche annuelle de la fierté de Jérusalem a eu lieu dans la joie et en présence d’une partie de l’équipe rédactionnelle d’IsraelValley (qui ne se désolidarise jamais de ceux qui veulent affirmer leurs droits sans violence). Et nos rédacteurs peuvent témoigner d’un succès exceptionnel de cette marche qui malheureusement n’a pas rassemblé des visiteurs étrangers en raison de la guerre. Seuls quelques touristes étaient là. Une ambiance festive et sans problèmes majeurs. De très nombreux arabes de Jérusalem ont participé à la marche. A noter : de plus en plus de lesbiennes israéliennes participent à cette marche.
La marche des fiertés et de la tolérance de Jérusalem a été ouverte jeudi soir à partir de 18h30. Les participants ont défilé du Gan Saker en direction de la Knesset. Cette édition 2026, la 24e organisée dans la capitale israélienne, a eu lieu sous le slogan « Nous exigeons le changement », marquant également l’ouverture du mois des fiertés en Israël.
Cette marche annuelle, qui se tient dans la capitale malgré une forte opposition de la part de groupes juifs conservateurs, est organisée par le Jerusalem Open House for Pride and Tolerance, une association de défense des droits LGBTQ implantée dans la capitale.
Contrairement aux marches des fiertés de Tel-Aviv, considérée comme une ville très tolérante envers la communauté LGBTQ, la marche de Jérusalem ne bénéficie pas de la même ambiance festive.
En raison de la forte opposition des juifs religieux, qui constituent la majorité de la population de Jérusalem, la parade bénéficie d’une forte présence policière. C’est particulièrement le cas depuis le meurtre, en 2015, de Shira Banky, une militante de 16 ans, qui a été agressée par l’extrémiste religieux Yishai Schlissel, trois semaines seulement après sa libération d’une peine de 10 ans de prison pour avoir poignardé des participants lors de la marche des fiertés de Jérusalem en 2005.
Alors que des groupes orthodoxes et ultra-orthodoxes ont régulièrement demandé que le défilé ne se tienne pas à Jérusalem, en raison du caractère sacré de la ville et de son importance pour les juifs religieux, la Cour suprême israélienne a rejeté ces requêtes, refusant toute tentative visant à empêcher le défilé.
Par ailleurs, le compte des réseaux sociaux du ministère israélien des Affaires étrangères a publié une annonce concernant un festival de la fierté qui se tiendra à la mer Morte en juin, le qualifiant de « plus grand festival LGBTQ+ jamais organisé au Moyen-Orient ».
Cette publication a attiré l’attention du commentateur politique américain conservateur Matt Walsh, qui y a répondu par la déclaration suivante : « Absolument diabolique et répugnant. »
Alors qu’un compte israélien a réagi au message de Walsh, laissant entendre que le commentateur, qui s’est montré quelque peu critique envers Israël ces derniers mois, ne visait qu’Israël dans ses critiques, un examen de son compte révèle qu’il s’est souvent élevé contre les tentatives de normalisation ou de célébration des événements LGBTQ, que ce soit aux États-Unis ou dans d’autres pays.
Walsh a lui-même répondu à cette critique en notant : « Je critique tout le temps les manifestations de la Gay Pride dans mon propre pays. »
Laisser un commentaire