RADIO J. Les salons Vivatech et Eurosatory vont bien accueillir un nombre impressionnant de startups et de grands groupes israéliens de 1ier plan à Paris.

Par |2026-06-08T07:10:44+02:008 Juin 2026|Catégories : EDITORIAL|

RADIO J. Chronique hightech hebdomadaire à 7H05 de Daniel Rouach.

Bonjour Rudy,

Les salons Vivatech et Eurosatory vont bien accueillir un nombre impressionnant de startups et de grands groupes israéliens de premier plan à Paris.

Même si l’aéroport Ben Gourion se ferme en raison des attaques de missiles, les israéliens ont déjà prévu des plans pour se rendre à Paris.

Pourquoi malgré les vents contraires les israéliens n’hésitent pas a se rendre à Paris?

Les Français et Européens sont fascinés par les capacités prouvées des israéliens et veulent en savoir plus. Et ils souhaitent rencontrer les leaders israéliens pas uniquement en zoom.

Le salon a lieu du 15 au 19 juin 2026 au Parc d’exposition de Paris Nord Villepinte.

Il sera ouvert aux visiteurs du lundi 15 juin au vendredi 19 juin.

Liste des 29 entreprises israéliennes à Eurosatory 2026? La liste complète des 29 noms n’a pas été publiée officiellement par COGES ni par SIBAT.

Le gouvernement français et l’organisateur ne donnent que le chiffre : « 29 entreprises ont loué un stand » et confirment la règle « défense antibalistique/antiaérienne seulement ».

Le chef du SIBAT, général Yair Kulas, confirme « près de trente entreprises » présentes, sans pavillon national, en format B2B pour les petites boîtes.

Les géants israéliens normalement présents à Eurosatory et attendus parmi les 29 :

1. Elbit Systems – Leader drones, systèmes optroniques, guerre électronique
2. Israel Aerospace Industries IAI – Dôme de Fer, Dôme Laser, systèmes anti-missiles
3. Rafael Advanced Defense Systems – Dôme de Fer, Spike, systèmes défense aérienne
4. Elta Systems – Radars, filiale IAI
5. Aeronautics – Drones tactiques
6. Gilat Satellite Networks – Comms sat
7. Marom Dolphin – Sous-marins de poche, systèmes sous-marins
8. Plasan Sasa – Blindage véhicules
9. Controp Precision – Optronique, caméras
10. Maris Tech – Vidéo/data pour drones

SIBAT = l’agence du ministère de la Défense israélien qui coordonne la délégation sera aussi présente.

COGES ne publie pas la liste exposants par nationalité avant l’ouverture.

DISCRETION.

Israël joue la discrétion après l’expérience 2024 où les stands avaient été bloqués à la dernière minute

Seuls les « systèmes défensifs » sont autorisés, donc certaines boîtes offensives ont peut-être annulé.

Toutes les 29 ne pourront exposer que du défensif.

Si Rafael veut montrer le Dôme de Fer = OK. S’il veut montrer Spike missile sol-sol = interdit.

Même règle pour IAI : Arrow/Barak OK, missiles sol-sol NON.

ETATS-UNIS.

On sait parfaitement que les intérêts des grands groupes israéliens seront représentés par les Américains à Eurosatory étant donné qu’il y a beaucoup de sociétés israéliennes qui sont côté au Nasdaq et qui vont intervenir non pas en tant qu’Israéliens mais en tant qu’Américains.

ALLEMAGNE.

Les grands vendeurs d’armes israéliens sont tès actifs en Allemagne. Des joint-ventures binationales sont très nombreuses dans le secteur de l’armement.

L’Allemagne est depuis longtemps un allié clé d’Israël, l’ex chancelier Olaf Scholz soulignant souvent la responsabilité particulière de l’Allemagne dans la sécurité d’Israël en raison du passé nazi du pays.

Au quotidien, l’Allemagne entretient des relations très étroites avec Israël : la République fédérale est l’un des premiers partenaires économiques de l’Etat hébreu en Europe.

LE PLUS. LETTRE DE JULIEN ROITMAN.

Monsieur Jean-Noël Barrot
Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères
37 Quai d’Orsay – 75007 Paris

Monsieur le Ministre,

Au nom de la Chambre de Commerce et d’Industrie Israël-France, je tiens à vous exprimer nos plus
vigoureuses protestations contre l’interdiction faite à des industriels israéliens de participer au salon
Eurosatory 2026. Au-delà des subtilités de formulation, cette décision qui vient s’ajouter aux précédents
de 2024 et 2025 semble confirmer que le gouvernement français ne souhaite désormais plus compter
parmi les amis de l’Etat d’Israël.

Faut-il attribuer cette position à la volonté de mettre au pas un petit pays qui se permet de jouer dans la
cour des grands ? de mettre des bâtons dans les roues d’un concurrent gênant ? de s’assurer de devenir le
débouché Nord d’un corridor IMEC qui substituerait le Liban à Israël ? de ne pas déplaire à certaines
populations d’électeurs potentiels ? Peu importe en fait car, hors de toute politique, la CCIIF s’attache par vocation à préserver un flux économique et commercial durable entre les deux pays. Nous y œuvrons avec détermination, car c’est sans doute un des rares moyens de préserver l’avenir au-delà des hauts et bas diplomatiques. Les seules questions que nous posons sont relatives aux intérêts de nos mandants :

– Est-il judicieux pour la France d’exclure d’un salon international de défense qu’elle souhaite de
référence un des premiers exportateurs mondiaux de matériel militaire ?
– Est-il normal que la France interdise sur son sol la présentation des systèmes d’armes qui ont
défendu les Emirats du Golfe avec lesquels elle a pourtant des accords de défense ?
– Est-il stratégique pour la France de se couper d’un pays qui est devenu fournisseur voire partenaire
industriel des Etats-Unis, de l’Allemagne et d’autres pays occidentaux ?
– Est-il de l’intérêt de la France de rompre ses liens avec un des pays les plus innovants de la planète
en Hi Tech, IA et cyber, en technologies de l’eau, de l’énergie, du climat, de la nourriture et de la santé ?
– Est-il enfin équitable que la France récuse la participation d’Israël alors qu’elle accueille sans
broncher des pays totalitaires dont plusieurs notoirement connus comme foyers de terrorisme ?

Alors que les Accords d’Abraham semblent avoir prouvé que la volonté de construire ensemble pouvait
reléguer aux oubliettes des antagonismes qu’on pensait irrémédiables, ce serait nous semble-t-il pire
qu’une faute, une erreur pour la France de persévérer dans une attitude pernicieuse envers Israël, ignorant avec superbe le contexte des mesures auxquelles est contraint ce pays qui lutte pour sa survie.
Bien de l’eau a coulé sous les ponts depuis que de Gaulle accueillait Ben Gourion en lui disant « Israël, notre ami, notre allié ». La Chambre de Commerce Israël-France fut créée à cette époque, et devrait fêter l’année prochaine ses 70 ans. Nous espérons vivement que cela fera encore sens.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’assurance de ma haute considération.

Julien Roitman
CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE ISRAEL-FRANCE Reg. No. 580109775
contact@cciif.org

 

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