La Cour administrative d’appel de Paris a validé la poursuite du chantier du futur train rapide CDG Express entre Paris et l’aéroport de Roissy, revenant sur une précédente décision de justice. Dans son arrêt, la Cour « considère, contrairement à ce qu’avait jugé le tribunal administratif, que le projet est justifié par une raison impérative d’intérêt public majeur, permettant de déroger aux dispositions (…) du code de l’environnement concernant la protection des espèces animales », a précisé cette juridiction dans un communiqué.
« Le train des riches »
Le litige qui a conduit cette affaire devant la justice concerne plus particulièrement la portion de voies nouvelles qui s’étend sur 4,4 kilomètres au niveau de Mitry-Mory, en Seine-et-Marne. Cette commune dirigée par la communiste Charlotte Blandiot-Faride avait attaqué l’arrêté préfectoral autorisant le projet à traverser des zones où vivent des espèces protégées.
Les juges considéraient alors que l’infrastructure n’était pas « indispensable » au point de détruire cette biodiversité. Dans les faits, les porteurs de projet avaient toutefois rapidement obtenu l’autorisation de reprendre les travaux en attendant la décision au fond.
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