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TytoCare, Dotz Nano, Virusight Diagnostic… ces entreprises de santé, fortement encouragées par l’État hébreu, lorgnent l’Afrique francophone, qu’elles jugent propice au développement de relations économiques. Ce alors que des échanges ont été initiés pour faire face à la pandémie de Covid-19 – Israël a, par exemple, apporté son appui technologique pour accélérer les diagnostics.

En marge de la biennale MedInIsrael, qui a été organisée en ligne en coopération avec le groupe Jeune Afrique à compter de jeudi 31 mars, Michal Gur-Aryeh, directrice des affaires économiques pour l’Afrique, l’Amérique Latine et les Caraïbes au ministère israélien des Affaires étrangères, a exposé le rôle que souhaite jouer son pays en Afrique francophone.

Son objectif premier est de combler le manque d’exposition d’Israël dans cette région. Bien qu’il y ait des entreprises actives dans les pays africains francophones, beaucoup d’entre elles passent à côté d’opportunités commerciales, notamment en raison de la barrière de la langue. Il travaille d’ailleurs à accroître l’utilisation de la langue française, car sans elle, il est plus difficile de convaincre les Africains d’acheter nos produits et solutions médicales.

Il pense aussi être à même d’offrir à l’Afrique francophone des solutions médicales abordables et efficaces, notamment grâce à une politique de réduction des coûts de production à la base, ce qui aura un impact vertueux sur le prix de nos produits.

Israël dispose d’un système de santé totalement digitalisé et ce système lui a permis de contrôler la situation lors de la pandémie, de localiser les clusters et d’accélérer la prise de décisions et le pays a également envoyé des équipements médicaux au Sénégal et au Ghana, ainsi que des médecins au Botswana. Ses expertises ont été partagés avec Madagascar et le Rwanda…

TytoCare, par exemple, a créé un kit portatif qui établit un diagnostic précis des signes vitaux (cœur, poumons, yeux, oreilles, etc.). Les résultats sont ensuite envoyés à un médecin, par voie numérique. Ce produit se révèlerait particulièrement utile en Afrique francophone, dans les villages reculés notamment. D’autant plus qu’il est proposé à un coût abordable et représente un gain de temps non négligeable. Dotz Nano, lui, offre ce même type de système, mais cette fois tourné vers des diagnostics de traçage et d’authentification – pour le Covid-19 et d’autres virus. Dans la même veine, Virusight Diagnostic a mis au point une solution similaire basée sur la technologie spectrale et l’intelligence artificielle (IA), qui fournit des résultats en 20 secondes.

Peut aussi être cité MadeCu, qui a mis au point des bandages spéciaux et qui est le seul fournisseur au monde de pansements imprégnés de microparticules d’oxyde de cuivre, afin de traiter les plaies aiguës et chroniques. Neo Laser, lui, a mis au point un appareil laser portatif pour soigner les problèmes endovasculaires et proctologiques. La société Cassit, quant à elle, a créé une attelle qui s’adapte, en cinq minutes, à la main du patient. Peu onéreuse et esthétique, elle est actuellement utilisée en Ouganda et dans les pays anglophones.

La technologie médicale « Made in Israël » est connue à travers le monde, notamment grâce à l’impression 3D qui a permis la fabrication de scanners ou encore la conception d’un cœur humain, par cette technologie. Outre la fourniture de solutions médicales, le gouvernement israélien s’engage à dispenser une formation adaptée, ainsi qu’à assurer un suivi sur le long terme.

L’engagement d’Israël en Afrique ne date pas d’hier : en octobre 2020, cinq enfants ivoiriens atteints d’une malformation cardiaque congénitale ont été gracieusement soignés en Israël. Il existe un savoir-faire israélien qui n’est plus à prouver.

Source : Jeune Afrique

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