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Nathalie Sosna-Ophir : « Ce matin dans mon Journal de la Culture sur Radio J, les 70 ans de la première voiture assemblée en Israël et les 60 ans des célèbres Sabra et Susita, en fibre de verre, devenues les symboles du pays au même titre que le falafel, avec lesquelles disait-on il vallait mieux ne pas traverser le désert du Néguev au risque qu’elles soient mangées par un chameau.

Un tour dans l’industrie automobile bleu et blanc des années 1950 -même Renault a fait assembler ses Dauphine et ses 4 Chevaux en Israël – sortie de route dans les années 1980 sans que le rêve d’une « voiture 100% sioniste » de David Ben-Gurion ne se réalise ».

LE PLUS.

Il fut un temps où Israël rêvait d’entrer dans la cour des grands constructeurs automobiles. La voiture made in Israël d’abord construite à Haïfa puis dans la ville voisine de Tirat Carmel portait le nom de Susita. La manière dont les Susitas étaient construites illustre à la perfection le concept de combina qui est d’ailleurs toujours d’actualité en Terre Sainte : dans les années 60 et 70, les pièces étaient importées de Grande-Bretagne, assemblées en Israël par des ouvriers non qualifiés puis revêtues de fibre de verre. Les voitures étaient financées par Yitz’hak Shubinsky avec des deniers publics puis revendues avec un rabais au personnel de la fonction publique et à l’armée.

Le documentaire Susita – testée dans le désert d’Avi Weissblei raconte l’histoire d’Israël dans ses jeunes années qui, sur de nombreux points, ressemble encore au pays tel qu’il est aujourd’hui. On y trouve pêle-mêle de la corruption, de grandes idées, une vision futuriste, des méthodes douteuses et de temps en temps des incidents totalement absurdes, par exemple l’histoire des Susitas embarquées pour être exposées à un salon de l’automobile à New-York et qui se sont désintégrées pendant le voyage.

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