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SPECIAL ISRAELVALLEY. Drôle d’histoire racontée par le journal Haaretz qui publie toute les semaines, et ceci depuis des lustres, deux articles amusants de personnes qui débarquent à l’Aéroport Ben Gourion. Cette semaine c’était au tour de Otar Bagaturia, 34 ans, qui a raconté comment il a décidé avec son mari (juif gay comme lui) de faire son Alyah.

Après des efforts (six mois de démarches) son mariage à l’étranger a été reconnu et il a pu faire son Alyah avec son mari. Son métier en Israël? Professeur de Tango… « Le tango développe l’équilibre et la grâce, et fait du bien au moral. Il se danse à deux – naturellement – et permet de partager et de communiquer avec son partenaire. Les deux danseurs marchent ensemble dans le sens du bal, inverse à celui des aiguilles d’une montre. »

Drôle de pays où le l’Ex-Ministre orthodoxe Arié Derhi a autorisé une Alyah d’un couple gay, marié en Russie, et qui va certainement adopter des enfants non juifs. Selon Otar, qui habite à présent Givatayim, 4 couples gays et mariés venant de Russie ont déjà été reconnus par Israël.

Question intéressante à propos du métier de Otar. Existe-t-il un Tango juif ? : « José Judovsky, auteur du livre « Le tango, une histoire avec des juifs » dit : « le tango n’est pas juif mais ne peut pourtant pas s’expliquer sans les juifs. Des centaines des musiciens et compositeurs étaient juifs, notamment le bandonéoniste Arturo Bernstein (1982-1935), créateur au début du XX siècle de la première école de bandonéon dans le monde, le violoniste Raul Kaplun (1910-1990), virtuose responsable de l’apport du son klezmer au violon tanguero, et Szymsia Bajour (1928-2005), considéré comme le plus important violoniste dans l’histoire du tango, qui introduisit le son classique dans le tango. En conclusion, les juifs en Argentine ont apporté au tango non pas des gammes exotiques mais une sensibilité, une façon de jouer, d’abord exprimée par le violon, puis par le chant, le bandonéon, le piano, la guitare, le saxophone… »

LE PLUS. En 1992, une loi est promulguée interdisant la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle. La loi garantit l’égalité des chances en matière d’emploi et interdit la discrimination contre les LGBT sur le lieu de travail, y compris l’acceptation à l’emploi, la promotion du licenciement et l’octroi de droits sur le lieu de travail.

En 2000, la Knesset promulgue uen loi sur l’interdiction de la discrimination en matière de produits, de services et d’accès aux divertissements et aux lieux publics. D’autres lois ont également été promulguées, concernant notamment la protection face au harcèlement sexuel ou concernant la diffamation.

En 2004, la Knesset approuve un amendement au Code pénal qui double la sanction des crimes de haine commis contre des personnes LGBT. Un autre amendement concerne la protection en matière de soins de santé.

L’État d’Israël assiste les personnes transgenres dans le processus de changement de sexe. Cette aide se traduit par un financement partiel de la chirurgie de changement de sexe et d’autres traitements par le HMO. La procédure de changement de sexe existe depuis 1986. Depuis 2015, la transidentité est reconnue sans certificat médical.

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