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Le coup de poker du roi du Maroc. Mohammed VI a obtenu de Washington un fabuleux cadeau diplomatique qui conforte son royaume fragilisé par la crise sanitaire et sociale.

Par Son père en rêvait, lui l’a fait. En arrachant aux États-Unis la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, le roi Mohammed VI a obtenu un présent inestimable. La décision du président Donald Trump conforte l’intégrité territoriale du royaume chérifien. Elle lui apporte un avantage décisif dans la lutte d’influence qui l’oppose à Alger pour la suprématie au Maghreb. Le souverain a accepté en contrepartie de renouer les relations diplomatiques avec Israël qui étaient gelées depuis la seconde intifada il y a vingt ans. (Le Point)

Mohammed VI, né le à Rabat (Maroc), est le vingt-troisième monarque de la dynastie alaouite, et le troisième à porter le titre de roi du Maroc, depuis le .

Il est le fils de Hassan II et de Lalla Latifa, une amazighe d’origine zayane de Khénifra, dite « Mère des enfants royaux ». Son père le fait entrer, à l’âge de quatre ans, au Collège royal à Rabat. Le , à l’âge de 9 ans, il obtient le certificat d’études primaires et poursuit ses études secondaires au Collège royal où il obtient son baccalauréat marocain en 1981.

En 1985, il obtient sa licence en droit à la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Rabat. Le sujet de son mémoire porte sur « l’Union arabo-africaine et la stratégie du royaume du Maroc en matière de relations internationales ».

En 1987, il obtient le premier certificat d’études supérieures (CES) en sciences politiques avec mention. En , il réussit, avec mention, ses derniers examens pour l’obtention du DEA en droit public.

Son père décide de l’envoyer, en , à Bruxelles, en vue d’effectuer un stage de quelques mois auprès de Jacques Delors, président de la Commission européenne.

Sa première mission officielle à l’étranger a lieu le quand, âgé de 10 ans, il représente Hassan II lors des obsèques du président français, Georges Pompidou. Du au , il effectue une tournée dans plusieurs pays africains et rencontre les présidents Léopold Sédar Senghor du Sénégal, Ahmed Sékou Touré de Guinée, Félix Houphouët-Boigny de la Côte d’Ivoire, Ahmadou Ahidjo du Cameroun et Shehu Shagari du Nigeria. Il leur remet des messages personnels du roi Hassan II.

Le , il est nommé président du Comité d’organisation des IXes jeux méditerranéens de Casablanca. Le , il préside la délégation marocaine aux travaux du VIIe sommet des pays non-alignés à New Delhi et prononce un important discours dans lequel il rappelle les positions du Maroc à l’égard de diverses questions arabes, africaines et internationales. Le , le prince héritier préside la délégation marocaine aux travaux du comité de mise en œuvre de l’Organisation de l’unité africaine sur le Sahara à Addis-Abeba.

Le , il est nommé, par le souverain, coordonnateur des bureaux et services de l’état-major général des Forces armées royales.

Du 11 au , le prince héritier effectue une visite officielle en Arabie saoudite. Du au , il se déplace en visite officielle au Japon. Le , il représente le roi Hassan II au Japon aux obsèques de l’empereur Hirohito.

Le , il obtient, à l’université de Nice Sophia-Antipolis en France, le titre de docteur en droit avec la mention « très honorable », à la suite d’une thèse intitulée La Coopération entre la Communauté économique européenne et l’Union du Maghreb arabe.

Le , son père le promeut général de division.

Le , il préside l’ouverture des travaux de la conférence ministérielle du GATT à Marrakech. Le qui suit, il participe aux travaux de la réunion du groupe consultatif, à Genève, en prévision de la célébration du 50e anniversaire de la constitution de l’ONU.

Le , il préside l’ouverture des travaux de la Commission nationale pour la célébration du 50e anniversaire de l’ONU.

Du au , il représente le roi Hassan II aux travaux de la session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies sur l’environnement intitulée « le Sommet de la Terre ».

Le , il a été nommé docteur honoris causa par l’université George Washington

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