« Je suis honoré et empli d’humilité par la confiance que les Américains m’ont fait ainsi qu’à la vice-présidente élue » Kamala Harris, a déclaré Joe Biden dans un communiqué. « Avec la campagne terminée, il est temps de laisser derrière nous la colère et la rhétorique enflammée et nous rassembler en tant que nation », a-t-il ajouté. Joe Biden a tweeté : « Amérique ! Je suis fier que vous m’ayez choisi pour diriger notre grande nation. Le travail sera ardu mais je promets d’être le président de tous les Américains, tant ceux qui ont voté pour moi que ceux qui ne l’ont pas fait ». »
Selon LPH : « Kamala Harris a indiqué la nouvelle direction que prendra la politique américaine concernant le conflit israélo-palestinien. Dans une interview à la chaîne Al-Arabiya, elle a annoncé que l’Administration Biden annulera les décisions prises par l’Administration Trump contre l’Autorité Palestinienne. Elle a souligné que la nouvelle administration sera engagée envers la solution des deux Etats, s’opposera à toute extension de souveraineté israélienne ainsi qu’à l’extension des localités juives en Judée-Samarie. De même, elle restaurera l’aide financière américaine à l’AP, rouvrira les bureaux de l’OLP à Washington ainsi que le consulat américain à « Jérusalem-Est » qui servira « d’ambassade » pour les ‘Palestiniens’. »Selon i24 News : « La victoire de Biden pourrait entraîner une réticence de la part de Washington en ce qui concerne sa volonté de défendre Israël devant les Nations unies », ont déclaré des responsables du Likoud. Sous l’administration Trump, les Etats-Unis se sont retirés du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, invoquant leur parti-pris contre l’État juif.
Les Etats-Unis ont également pris une série de mesures pour soutenir l’Etat hébreu, reconnu la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan, transféré leur ambassade à Jérusalem, et proclamé qu’ils ne considéraient plus toutes les implantations en Cisjordanie comme illégales.
Avant l’élection américaine, le Premier ministre israélien avait salué la politique du président Donald Trump au Moyen-Orient, alors même qu’il avait évité jusqu’à présent de prendre ouvertement parti avant l’élection présidentielle américaine. Il a ensuite souligné que « cette alliance (avec les Etats-Unis) n’avait jamais été aussi forte », et a salué un grand nombre de mesures prises par l’administration Trump en faveur d’Israël.
Selon lorientlejour.com : « C’est le président américain qui sera allé le plus loin dans le soutien inconditionnel à l’Etat hébreu, offrant à Benjamin Netanyahu tout ce qu’il pouvait espérer : la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël et celle de l’annexion du Golan, le plan Kushner, la fin des subventions américaines pour l’Unrwa, et bien sûr la normalisation avec trois nouveaux pays arabes (Émirats arabes unis, Bahreïn, Soudan).
Certes, on peut considérer qu’il a surtout officialisé une réalité que beaucoup se refusaient à admettre. Mais la façon de faire laisse une toute autre impression et un goût nettement plus amer : celui que les normes internationales ne comptent pas lorsqu’il s’agit d’Israël ; celui que les Palestiniens n’ont pas de droits, pas même celui d’avoir voix au chapitre lorsqu’ils sont les principaux concernés ».
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