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Le Covid-19 frappe toujours. IsraelValley a longuement discuté avec des gestionnaires de musées en Israël. En raison des baisses de fonds venant des grands donateurs juifs américains, les grands Musées d’Israël se préparent à vendre des oeuvres magnifiques pour payer leurs frais directs opérationnels. Ils s’alignent ainsi sur les Etats-Unis.

Selon (1) : « « Une décision mûrement réfléchie. » Anne Pasternak, directrice du Brooklyn Museum, ­justifie en ces termes au New York Times la vente chez Christie’s, le 15 octobre, de douze tableaux, notamment de Lucas Cranach, Gustave Courbet et Camille Corot, issus de ses collections. Valeur estimée : 3 millions d’euros. Aux Etats-Unis, le deaccessioning, ce dispositif permettant aux musées de se défaire de certaines œuvres dans le but d’en acheter d’autres, est courant. Le Brooklyn Museum avait déjà cédé, en novembre 2019, un Pape de Francis Bacon pour 5,5 millions d’euros. Sauf que le produit de la vente servait alors à acquérir de nouvelles pièces. Cette fois-ci, le but est plus prosaïque : assurer les coûts de maintenance et de logistique des collections.

Voilà encore six mois, une telle décision aurait valu au musée new-yorkais les sanctions de l’Association des directeurs de musées américains (AAMD), qui encadre cette procédure. Seules sont autorisées les ventes destinées à acquérir des fonds pour enrichir la collection. En 2018, le Berkshire Museum fut ainsi montré du doigt après s’être défait d’une quarantaine d’œuvres – récoltant au passage 36 millions d’euros­ –, afin de financer son extension ».

(1) Le Monde

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