EDITORIAL. LE CHIFFRE. L’accord de normalisation des relations entre Israël et les Émirats arabes unis sonne le glas de la solidarité arabe. Dorénavant, chaque État doit obéir à ses intérêts, et ceux qui disent le contraire se moquent bien des Palestiniens, avertit le quotidien saoudien Asharq Al-Awsat.
Cette décision d’établir des relations entre les Émirats arabes unis et Israël survient vingt-sept ans après les accords d’Oslo [de paix entre Israéliens et Palestiniens, en 1993] et quarante ans après l’envoi du premier ambassadeur d’Égypte à Tel-Aviv. Cela survient vingt-quatre ans après l’ouverture d’un bureau de représentation commerciale d’Israël au Qatar – un drapeau israélien avait alors été hissé sur son siège, à Doha.
L’histoire des relations arabo-israéliennes est florissante, aussi bien dans le domaine diplomatique que commercial ou encore sportif. Par conséquent, l’avalanche de critiques et les cris d’orfraie poussés par [les médias] du Qatar, ainsi que par quelques figures politiques palestiniennes, s’expliquent moins par un différend israélo-arabe que par des différends arabo-arabes ».
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