Gadi Eisenkot s’impose comme une figure centrale et un rival de premier plan face à Benjamin Netanyahou

Par |2026-08-17T03:33:16+02:0017 Août 2026|Catégories : NEWS|
Gadi Eisenkot s’impose comme une figure centrale et un rival de premier plan face à Benjamin Netanyahou grâce à son profil d’ancien chef d’état-major intègre, son passé familial marqué par le deuil au front et sa promesse d’unité nationale.
Les raisons de sa popularité
  • Crédibilité sécuritaire : Ancien général et chef d’état-major de l’armée israélienne, il rassure un électorat très attaché aux questions de défense dans le contexte de la guerre.
  • Rupture avec le gouvernement : Sa démission du cabinet de guerre de Netanyahou après plusieurs mois, estimant que la gestion de la guerre s’embourbait, l’a positionné comme une alternative crédible et critique de l’intérieur.
  • Drame et empathie personnelle : Le fait d’avoir perdu son fils et des proches au combat à Gaza lui confère une profonde légitimité émotionnelle et une résonance humaine auprès de la population.
  • Origines populaires : Issu d’une famille d’immigrés marocains et ayant grandi dans une ville de la périphérie, son parcours contraste fortement avec l’image des élites traditionnelles. [1, 2]
  • Discours d’apaisement : À travers son parti centriste Yashar! (« Droit ! » ou « Sincère ! »), il axe sa campagne sur la réconciliation de la société israélienne et la fin des divisions politiques.

LE PLUS. SELON BLADI. Gadi Eisenkot menace Benjamin Netanyahu sur un terrain inattendu. Fils d’immigrés marocains, l’ancien chef de l’armée israélienne progresse auprès des électeurs mizrahim, longtemps considérés comme l’un des principaux réservoirs électoraux du Likoud.

À 66 ans, Gadi Eisenkot s’est imposé parmi les adversaires les plus sérieux du Premier ministre israélien. Son parti Yashar progresse dans les sondages et ses origines marocaines pourraient lui permettre de pénétrer une partie de l’électorat historiquement favorable à Netanyahu.

C’est ce que relevait Reuters fin juin. L’agence décrit Eisenkot comme le fils d’immigrés marocains et constate qu’il gagne du terrain auprès des Mizrahim, les Juifs originaires du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, qui constituent depuis longtemps un socle important du vote Netanyahu.

Ancien chef d’état-major de l’armée israélienne entre 2015 et 2019, Eisenkot cultive une image différente de celle de son rival. Son fils Gal Meir, âgé de 25 ans, a été tué à Gaza en décembre 2023. Deux de ses neveux sont également morts pendant la guerre.

Les électeurs mizrahim deviennent un enjeu

La bataille est devenue suffisamment sérieuse pour que le camp Netanyahu s’attaque directement à Eisenkot. En juin, des publications du Likoud et d’un proche conseiller du Premier ministre ont notamment moqué son niveau d’anglais. Eisenkot a dénoncé une attaque « raciste ». Times of Israel rappelle à cette occasion ses origines marocaines et sa progression dans les sondages.

Sky News Arabia rapporte ainsi un sondage de Channel 12 donnant Eisenkot à 43 % contre 34 % pour Netanyahu dans un duel sur le choix du Premier ministre. Son parti Yashar y obtenait 23 sièges contre 22 pour le Likoud.

Le danger pour Netanyahu ne réside donc pas seulement dans la progression d’un nouveau rival. Eisenkot commence aussi à avancer auprès d’un électorat mizrahi que le Likoud a réussi à fidéliser pendant des décennies. Ses origines marocaines lui donnent désormais un point d’ancrage supplémentaire pour tenter de fissurer cette base électorale.

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