Une délégation israélienne de 80 personnes a commencé ses opérations de recherche et de sauvetage en Colombie après le puissant séisme qui a frappé le pays.
Baptisée « Brit Re’im » (« Alliance des amis »), la mission comprend des soldats et officiers du Commandement du Front intérieur de Tsahal, ainsi que des représentants des ministères israéliens des Affaires étrangères et de la Défense. L’équipe avait quitté Israël jeudi soir.
Malgré les chances de survie qui s’amenuisent, secouristes et bénévoles ont continué vendredi de fouiller des montagnes de décombres en Colombie, à la recherche des disparus d’un séisme qui laisse selon le président une « situation apocalyptique ».
La Colombie s’accroche à l’espoir ténu d’arracher des rescapés des débris, alors que samedi sera la sixième journée des opérations de secours.
L’odeur des corps en décomposition s’installe dans les quartiers les plus dévastés.
Dans plusieurs endroits du pays, là où la présence de survivants est écartée, des engins de chantier ont entrepris de déblayer les gravats, tandis que les funérailles commencent à se multiplier.
Le séisme de magnitude 7,4 qui a frappé plusieurs villes de la côte pacifique et de la région caféière, dans l’ouest du pays, a fait 287 morts, près de 4.000 blessés et 379 disparus, selon les autorités.
« La situation est apocalyptique », a constaté le président Abelardo de la Espriella depuis Pereira, l’une des villes les plus touchées par la catastrophe.
Il a effectué des visites éclair dans les zones sinistrées, où il a promis des aides au paiement des loyers pour les personnes se retrouvant sans toit.
Celui qui a fait campagne avec un discours anti-élite a aussi proposé un « plan Marshall » – une référence au programme d’aide américain en Europe après la Seconde guerre mondiale – pour ce département parmi les plus pauvres de Colombie, longtemps « abandonné à son sort par le centralisme ».
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