L’idée de « Justes des nations » vient du Talmud. Au long des générations il a servi à désigner « toute personne non juive ayant manifesté une relation positive et amicale envers les juifs ».
Le mémorial Yad Vashem situé à Jérusalem perpétue l’histoire du peuple juif pendant la seconde guerre mondiale et rend également hommage aux « justes parmi les nations » qui ont risqué leur vie pour sauver des juifs. A ce jour, plus de 20 000 personnes en Europe se sont vus décerner le titre de « Juste ».
Les critères de reconnaissance d’un Juste : Pour être un Juste, il faut :- Avoir apporté une aide dans des situations où les juifs étaient impuissants et menacés de mort ou de déportation vers les camps de concentration.
- Le sauveteur était conscient du fait qu’en apportant cette aide, il risquait sa vie, sa sécurité et sa liberté personnelle (les nazis considéraient l’assistance aux juifs comme un délit majeur).
- Le sauveteur n’a exigé aucune récompense ou compensation matérielle en contrepartie de l’aide apportée.
- Le sauvetage ou l’aide est confirmé par les personnes sauvées ou attesté par des témoins directs et, lorsque c’est possible, par des documents d’archives authentiques.
- Héberger un juif chez soi, ou dans des institutions laïques ou religieuses, à l’abri du monde extérieur et de façon invisible pour le public.
- Aider un juif à se faire passer pour un non-juif en lui procurant des faux papiers d’identité ou des certificats de baptême (délivrés par le clergé afin d’obtenir des papiers authentiques).
- Aider les juifs à gagner un lieu sûr ou à traverser une frontière vers un pays plus en sécurité, notamment accompagner des adultes et des enfants dans des périples clandestins dans des territoires occupés et aménager le passage des frontières.
- Adoption temporaire d’enfants juifs (pour la durée de la guerre).
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