BIOTECH. Le biomimétisme consiste à s’inspirer du vivant pour concevoir de nouvelles solutions. En effet, ce que l’homme peine parfois à créer, la Nature le produit quotidiennement avec une aisance parfois frustrante. Une équipe du Technion s’inspire des plantes pour produire de l’hydrogène.
L’équipe du Dr. Mayaan, en collaboration avec l’équipe du Dr. Christou de l’Université de Floride décrit un tout nouveau catalyseur capable de produire de l’hydrogène. Cette étude, publiée dans le journal « Nature Catalysis », se distingue par l’approche choisie par les chercheurs israéliens et américains : s’inspirer du vivant. Cette approche, appelée bio-mimétisme, consiste à chercher des solutions innovantes dans la nature en copiant les procédés, les propriétés, les matières, les formes ou les fonctions du vivant. L’un des exemples les plus connus est le projet de machines volantes de Leonard de Vinci inspirées d’oiseaux ou de chauves-souris. Néanmoins, on retrouve aujourd’hui du bio-mimétisme dans pratiquement tous les domaines, y compris l’informatique, l’électronique ou, dans le cas présent, la chimie.
SECURITE. Un système conçu et développé par la société israélienne Elbit Systems protège l’Airbus 330 de la République Française avec lequel le président français est arrivé en Israël pour participer au Forum International de la Shoah. Le système « Bouclier céleste » – Magen Rakia- détecte en l’espace d’une fraction de seconde le tir d’un missile grâce à 4 caméras situées à l’intérieur de la sphère de verre sous l’appareil qui permettent de couvrir 360°. Il envoie alors un faisceau laser en direction du projectile, perturbant sa trajectoire et l’éloignant de l’avion. Ce système très sophistiqué d’un montant de plusieurs millions de dollars protège les avions d’El-AL et certains appareils d’Israir. (N. Sosna-Ophir)
La réussite des industries des drones est due à la présence à leur tête de responsables de Tsahal et des renseignements de l’armée qui ont créé des startups locales. C’est le cas de Ronen Nadir, commandant militaire, qui a créé sa société BlueBird Aero Systems.
Il a vendu des centaines de drones de combat à travers le monde, en particulier le WanderB VTol qui décolle et atterrit verticalement comme un hélicoptère, et qui possède des ailes pour améliorer sa vitesse. Grâce à la technicité des anciens soldats, experts sur le terrain, les cycles de développement ont d’une part été réduits mais ont garanti à Israël d’être à la pointe de l’industrie. Les drones peuvent atterrir sur toutes sortes de terrain. C’est en 2013 qu’Israël est devenu le premier exportateur de drones au monde dans un marché mondial qui se chiffre à 12 milliards de dollars en 2019. Cela explique en partie la force du shekel dans le monde puisqu’Israël se place second dans ce marché. Israël est devenu aujourd’hui une force mondiale dans l’industrie des drones, jouant dans la cour des grands, et générant des revenus de plusieurs milliards de dollars. Mais les sociétés israéliennes restent très secrètes sur l’identité de leurs clients.
La compagnie Israel Aerospace Industries (IAI) a cependant révélé avoir signé un accord avec le ministère indien de la Défense pour la vente de 50 drones aériens Heron, d’une valeur totale de 500 millions. Les États-Unis, pourtant alliés, voient d’un mauvais œil cette concurrence. Ils vendent plus cher leur Global Hawk et leur Predator, en particulier sur les marchés européens. La Chine, qui dispose de drones à moindre coût et de qualité inférieure, vend son matériel aux pays qui n’ont pas de relations diplomatiques avec Israël. (Jacques BENILLOUCHE. © Temps et Contretemps)
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