L’info à retenir – Virer Netanyahou, et après ?
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| © Oded Balilty/AP/SIPA |
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| Israël vote mardi pour ou contre Netanyahou. Mais pas vraiment pour changer de cap. |
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Un peu de contexte 👉 Les Israéliens votent aux législatives le 27 octobre prochain, et l’élection ressemble surtout à un référendum sur Benjamin Netanyahou. |
| Après près de 19 ans au pouvoir sur les trente dernières années, le Premier ministre est jugé à la fois sur les failles qui ont précédé l’attaque du 7 octobre 2023, sur la guerre qui a suivi… et sur les affaires de corruption qui l’entourent depuis des années. |
| Et les sondages montrent qu’une bonne partie du pays a envie de tourner la page. Face à lui, deux rivaux principaux : Gadi Eisenkot, ancien chef d’état-major, et Naftali Bennett, ancien Premier ministre allié pour l’occasion à Yair Lapid. |
- Mais voilà le paradoxe : changer Netanyahou ne veut pas forcément dire changer de cap.
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🇮🇱 Sur les grands sujets de sécurité, le consensus est presque total : l’Iran reste la menace numéro un pour tout le monde. Bennett veut même accélérer la chute du régime avant qu’il n’obtienne l’arme nucléaire, tandis qu’Eisenkot veut couper ses capacités nucléaires et son financement du Hezbollah. |
| Même convergence sur Gaza. Un an après le cessez-le-feu, l’armée israélienne occupe toujours environ 70 % du territoire, et personne ne compte la retirer de sitôt. Netanyahou refuse de bouger tant que le Hamas n’est pas désarmé, Bennett dit exactement la même chose, et Eisenkot promet qu’en 18 mois, le Hamas ne gouvernera plus l’enclave. |
- Quant à la création d’un État palestinien, le consensus est presque total : pas maintenant, et pas de sitôt.
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| Il faut dire que l’opinion israélienne a nettement glissé à droite ces dernières années. Résultat ? Plus aucun grand candidat ne prend le risque de passer pour un homme de gauche… à part le petit parti des Démocrates de Yair Golan. |
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⚖️ Les vraies différences se jouent donc à la marge. La plus visible concerne les violences des colons en Cisjordanie, ce territoire palestinien occupé par Israël. Netanyahou, lui, minimise le phénomène, qu’il attribue à une petite poignée d’individus. |
- Ses rivaux, eux, haussent clairement le ton : Bennett parle d’« actes de terrorisme », et Eisenkot promet une ligne beaucoup plus dure contre ceux qui se font justice eux-mêmes.
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| On retrouve la même nuance sur le Liban et la Syrie. Netanyahu veut garder les zones de sécurité tant que la menace persiste, alors qu’Eisenkot y voit surtout un levier pour arracher des accords, avant de s’en retirer. |
| En résumé… Le vote du 27 octobre peut changer le Premier ministre. Mais il ne changera probablement pas le cœur de la doctrine sécuritaire israélienne. |
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