Les pays du Golfe sont tentés de se rapprocher de l’Iran. Négocier directement l’avenir du détroit d’Ormuz.

Par |2026-07-02T07:08:30+02:002 Juil 2026|Catégories : EDITORIAL|

“Dindons de la farce” : dans les pays du Golfe, une méfiance croissante à l’égard des États-Unis

Depuis l’accord provisoire signé entre Washington et Téhéran, les pays du Golfe sont tentés de se rapprocher de l’Iran, voire de négocier directement l’avenir du détroit d’Ormuz. Une démarche encore embryonnaire mais révélatrice, selon ce journaliste de “Ha’Aretz”, d’une crise de confiance avec l’allié américain et d’une volonté d’une nouvelle politique régionale.

L’orchestre américain a maintenant trois chefs, chacun se voyant intimer de conduire trois mouvements différents, en tempo et en intensité, et de combiner le tout pour en faire une unique symphonie.

Le vice-président J. D. Vance a reçu pour mission de négocier avec l’Iran et de se concentrer sur la question du nucléaire. Le secrétaire d’État Marco Rubio, qui ne joue aucun rôle actif dans les pourparlers de Genève, va tenter de rétablir la confiance des puissances du Golfe dans les États-Unis. Quant au président Donald Trump, il a pour tâche de convaincre la communauté internationale qu’elle ne vit pas dans une cacophonie absurde mais dans un “nouvel ordre” dont Washington rédige la partition, et que le protocole d’accord est synonyme d’une “capitulation iranienne sans conditions”.

Il n’est pas nécessaire d’ajouter que, dans ce grandiose projet symphonique, Israël a été réduit au rôle de spectateur obligé d’écouter sans jouer. Tout ce qu’il peut faire, c’est tousser vigoureusement dans l’espoir d’interrompre, voire d’arrêter, le spectacle avant de se faire éjecter de la salle de concert.

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