En Israël, vous pouvez donner votre cerveau à la science après votre décès en vous inscrivant auprès du Brain Tissue Repository du Centre Médical Sheba (Tel Hashomer), qui gère l’unique banque de tissus cérébraux post-mortem du pays.
Procédure pour le don post-mortem
Pour que votre tissu cérébral serve à la recherche contre les maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson), les démarches doivent être anticipées :
    • Contacter l’établissement : Vous devez joindre directement la coordinatrice du dépôt de tissus cérébraux à Sheba via l’adresse sigalit.manzali@sheba.health.gov.il.
    • Remplir un formulaire de consentement : Un accord écrit officiel de votre vivant est indispensable.
    • Informer vos proches : Vos exécuteurs testamentaires ou votre famille doivent être au courant pour contacter la banque de cerveaux immédiatement après le décès, car le prélèvement doit être fait très rapidement.
    • Prise en charge : La procédure est gratuite pour la famille et n’altère en rien le déroulement des funérailles ou de l’enterrement traditionnel.

Alternative de votre vivant : Le don de données d’imagerie
Si vous souhaitez participer à la recherche sur le cerveau de votre vivant et que vous êtes en bonne santé, vous pouvez intégrer la Strauss Neuroplasticity Brain Bank de l’Université de Tel Aviv.
    • Objectif : Cartographier le « cerveau israélien sain » pour créer une base de données comparative globale.
    • Démarche : L’inscription se fait en ligne sur le site de la TAU Brainbank. Vous remplissez des questionnaires de personnalité et passez une séance d’imagerie par résonance magnétique (IRM) non invasive d’une heure sur le campus.

Éthique et religion en Israël
Sur le plan religieux, les autorités halakhiques en Israël valident le don d’organes et de tissus tant que les procédures respectent les critères légaux de la détermination de la mort encéphalique, réformée par la loi israélienne de 2009. Les programmes de recherche collaborent d’ailleurs de manière très stricte pour respecter l’intégrité finale des corps lors de l’inhumation.

LE PLUS. Les neuroscientifiques ont besoin de tissus cérébraux pour étudier les maladies qui touchent plus de 15 % des habitants de la planète. En 2015, le père de l’Américaine Tish Hevel a été emporté par une démence à corps de Lewy. Sa famille a voulu donner son cerveau à la science, mais savait qu’une carte de donneur ne suffirait pas. L’expérience a poussé Tish Hevel à créer le Brain Donor Project pour faciliter l’inscription des donneurs potentiels aux États-Unis. En moins de deux ans, plus de 2000 personnes ont rejoint ce projet.

En France, c’est la biobanque Neuro-CEB qui coordonne la collecte des cerveaux.

DISSIPER LES MYTHES AUTOUR DU DON DE CERVEAUX

L’organisation fondée par Tish Hevel — braindonorproject.org — a pour but de simplifier « le processus de don de cerveaux humains postmortem pour la recherche » et dissiper les méconnaissances sur le sujet. En France, vous pouvez contacter le Neuro-CEB, banque d’échantillons biologiques humains pour la recherche sur les maladies neurodégénératives.

1. LES DONNEURS

En France, tout le monde peut être considéré comme un donneur potentiel. Mais tous vos organes ne sont pas concernés. Votre cœur, vos reins et votre pancréas peuvent aller à des personnes cancéreuses, mais votre cerveau restera avec vous à moins que vous n’ayez spécifié votre désir de le donner.

 

2. DES CERVEAUX SAINS

La collecte s’inscrivant nécessairement dans un projet de recherche, le cerveau ne sera prélevé que s’il est sain ou si l’une de ces quatre pathologies est présente : maladie d’Alzheimer et apparentées, maladies de Parkinson et apparentées, sclérose en plaques, ataxies cérébelleuses. La recherche repose en effet sur la comparaison entre des organes sains et malades.

 

3. L’INCISION DU CRÂNE

Si vous craignez que le prélèvement du cerveau provoque des modifications sensibles du visage, rassurez-vous, ce ne sera pas le cas : le cerveau est extrait par une incision pratiquée à l’arrière du crâne, ce qui ne défigure pas le défunt.

 

4. LE COÛT

En France, si une personne donne son cerveau à Neuro-CEB, sa famille n’a pas à payer le transport du corps ni le prélèvement de l’organe.

 

5. LE TIMING

Il n’y a pas une minute à perdre après le décès si vous faites le choix de donner votre cerveau à la science. Les neuropathologistes ont besoin de le récupérer dans les 48 heures qui suivent le décès. Assurez-vous que votre famille est informée de ce choix et de la procédure à suivre.

 

6. L’INSCRIPTION

Le processus d’inscription est simple et expliquée sur le site de Neuro-CEB : http://www.neuroceb.org/info-donneur

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