SpaceX annonce officiellement son entrée en Bourse, sans dévoiler le montant qu’Elon Musk souhaite lever. En Israël on observe avec un très grand intérêt cette entrée en bourse exceptionnelle.
La société aérospatiale du multimilliardaire qui a annulé la semaine dernière sa venue en Israël, sera cotée sur le Nasdaq (très nombreuses firmes israéliennes), qui rassemble les principales entreprises technologiques.
La relation entre SpaceX (Elon Musk) et Israël s’articule autour de deux axes principaux : les services spatiaux et le réseau internet Starlink.
  • Lancements de satellites : SpaceX utilise ses fusées Falcon 9 pour lancer des satellites israéliens cruciaux. Par exemple, le satellite de télécommunication le plus avancé d’Israël, Dror 1, a été mis en orbite depuis Cap Canaveral en Floride.
  • Starlink et la région : Israël et SpaceX ont un accord qui stipule que le réseau internet par satellite Starlink ne peut fonctionner dans la bande de Gaza qu’avec l’approbation explicite du gouvernement israélien. Le service est également officiellement proposé et accessible aux utilisateurs en Israël.
LE PLUS.
SpaceX a généré 18,7 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2025, avec une perte opérationnelle de 2,6 milliards de dollars.
Un centre SpaceX à Hawthorne (Californie), le 28 janvier 2026.

Le dossier d’introduction en Bourse (IPO) de SpaceX, la société aérospatiale d’Elon Musk, a été rendu public mercredi 20 mai. Dans des documents publiés par le gendarme boursier américain (SEC), l’entreprise a pour la première fois dévoilé sur ses comptes, sans révéler le montant qu’elle souhaite lever à l’occasion de son entrée en Bourse.

En 2025, la société du multimilliardaire a généré un chiffre d’affaires de 18,7 milliards de dollars (16,1 milliards d’euros). Mais elle a fini l’année avec une perte opérationnelle de 2,6 milliards de dollars. SpaceX pâtit de ses lourds investissements dans l’intelligence artificielle (IA) et dans le développement de nouvelles fusées.

SpaceX chapeaute plusieurs activités : le lancement de fusées, un réseau Internet satellitaire (Starlink), un laboratoire d’intelligence artificielle (xAI) et un réseau social (X).

SpaceX avait déjà déposé un premier document auprès de la SEC, au début d’avril, mais de façon confidentielle, une première étape classique dans le processus qui mène à la cotation. Cette nouvelle version rend publics de nouveaux détails pour l’opération.

L’entreprise a ainsi choisi d’être cotée sur le Nasdaq, l’une des places boursières phares aux Etats-Unis qui rassemble les principales entreprises technologiques. Son ticker, symbole de quelques lettres qui devrait la représenter, sera SPCX.

En revanche, SpaceX n’a pas révélé le montant qu’elle souhaite lever lors de son introduction en Bourse, annoncé à environ 75 milliards de dollars par plusieurs médias, ni la valorisation totale qu’elle vise. L’opération devrait pulvériser le record mondial pour une introduction en Bourse, actuellement détenu par Saudi Aramco, qui avait récolté 25,6 milliards de dollars en 2019.

Selon les informations de plusieurs médias, sa capitalisation boursière pourrait s’élever à 1 750 milliards de dollars, près de cent fois son chiffre d’affaires annuel, bien loin des standards habituels.

Elon Musk va garder le contrôle de SpaceX

Autre particularité : la structure capitalistique devrait permettre à Elon Musk de garder le contrôle de l’entreprise, avec 79 % des droits de vote. Il détient, en effet, la quasi-totalité des actions dites de classe B, chacune ayant dix fois les droits de vote des titres ordinaires, de classe A. L’entrepreneur à succès ne conserverait pourtant qu’environ 42 % du capital de SpaceX, contre un peu plus de 51 % actuellement, selon un calcul effectué par l’Agence France-Presse.. Musk « aura[it] le pouvoir de contrôler l’issue des questions nécessitant l’approbation des actionnaires, y compris l’élection » de son conseil d’administration.

A travers SpaceX, Elon Musk propose une vision, celle d’une société qui va profiter du développement du commerce spatial, des centres de données en orbite, de l’Internet par satellite et de l’intelligence artificielle. « L’idée, c’est de croire en l’avenir », dit-il dans le document publié mercredi, « et de penser qu’il sera meilleur que le passé. » « Je ne peux rien imaginer de plus excitant que [d’aller dans l’espace] et être parmi les étoiles », a-t-il ajouté.

Lors de l’absorption de xAI, en février, SpaceX était officiellement valorisé à 1 250 milliards de dollars. La participation d’Elon Musk vaut donc, au minimum, 635 milliards de dollars environ.

Le chiffre d’affaires de Starlink en hausse de 50 % en 2025

Le document publié mercredi révèle l’existence de deux plans de rémunération massifs, qui pourraient augmenter la fortune de l’entrepreneur d’origine sud-africaine de plus de 130 milliards de dollars au minimum. Parmi les conditions à remplir pour bénéficier de l’intégralité du plan, l’établissement d’une colonie sur Mars comportant au moins un million d’habitants.

Cette introduction en Bourse constitue un « tournant majeur pour le secteur spatial et technologique », a réagi l’analyste financier Dan Ives, de Wedbush.

Selon les documents publiés mercredi, la constellation de satellites Starlink représente la principale source de revenus du groupe grâce à la vente de son service de connexion à Internet. Le chiffre d’affaires de cette branche a bondi de près de 50 % entre 2024 et 2025.

L’activité IA, qui regroupe le réseau social X et xAI, le créateur du chatbot Grok, a affiché une perte d’exploitation de plus de 6 milliards de dollars l’an passé.

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