Emmanuel Moulin nommé gouverneur de la Banque de France. Le Parlement a validé, mercredi 20 mai, la nomination de l’ancien secrétaire général de l’Elysée. Les milieux bancaires israéliens ont eu l’occasion de le rencontrer plus d’une fois. La Banque de France (dirigée à présent par Emmanuel Moulin) et la Banque d’Israël (dirigée par Amir Yaron) partagent des liens via leurs analyses des répercussions macroéconomiques du conflit au Moyen-Orient sur l’économie mondiale. LE PLUS.

Malmené par l’Assemblée nationale, sauvé par le Sénat, Emmanuel Moulin accède, à 57 ans, au poste de gouverneur de la Banque de France. Au terme de trois heures d’auditions publiques, le Parlement a approuvé, mercredi 20 mai, ce choix d’Emmanuel Macron. Si ses opposants se révèlent plus nombreux que ses soutiens (58 voix contre sa nomination, 52 pour), ils ne sont pas parvenus à atteindre la majorité des trois cinquièmes dans les deux chambres qui aurait permis d’entraver la promotion de l’ex-secrétaire général de l’Elysée.

Les qualités de cet inspecteur des finances, ancien de l’Essec et de l’ENA, n’ont jamais été mises en cause par les parlementaires au cours des auditions.

Le sénateur communiste du Val-de-Marne Pascal Savoldelli a même souligné l’« étalage remarquable » de ses compétences. Père de quatre enfants, marié à la chercheuse spécialiste des Etats-Unis Laurence Nardon, Emmanuel Moulin a gravi les échelons de l’Etat, après des débuts à la Banque mondiale : directeur de cabinet adjoint au sein de nombreux ministères, celui de Jean-Louis Borloo (emploi) en 2005, de Christine Lagarde (économie et finances) en 2007, puis chef du pôle économie à l’Elysée sous Nicolas Sarkozy, en pleine crise de l’euro (2009-2012). Un début de parcours qui a valu à cet ancien jeune rocardien d’être classé à droite. Au point, durant le quinquennat de François Hollande (2012-2017), de rejoindre le privé (Eurotunnel puis Mediobanca).

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