Un bras d’Honneur au “New York Times”? Israéliens et Palestiniens s’accordent sur un point : ce journal est problématique.

Par |2026-05-08T12:45:00+02:008 Mai 2026|Catégories : EDITORIAL|
EDITORIAL. Daniel Rouach. J’ai passé plusieurs semaines aux Etats-Unis en Avril. A New-YorK je suis passé devant l’immeuble du New York Times plusieurs fois. Je n’ai pas résisté à faire (subtilement, pour que la police ne s’énerve contre moi!) un bras d’Honneur en passant devant l’immeuble de ce journal. Un journal qui s’enfonce dans la médiocrité. Sur le Moyen-Orient ce journal est malade. Je n’ai pas du tout envie de passer des heures à argumenter. Mon constat est sans appel : c’est un journal à éviter. Même les palestiniens n’aiment pas ce journal.UN JOURNAL PALESTINIEN: « La couverture de la guerre d’Israël contre Gaza par le New York Times, le Washington Post et le Los Angeles Times a montré un parti pris systématique contre les Palestiniens, selon une analyse de la couverture des principaux médias réalisée par The Intercept. Les organes de presse écrite, qui jouent un rôle influent dans la formation de l’opinion américaine sur le conflit israélo-palestinien, ont accordé peu d’attention à l’impact sans précédent du siège et de la campagne de bombardement d’Israël sur les enfants et les journalistes de la bande de Gaza. Les principaux journaux américains ont mis l’accent de manière disproportionnée sur les morts israéliens dans le conflit, ont utilisé un langage émotionnel pour décrire les meurtres d’Israéliens, mais pas de Palestiniens, et ont offert une couverture déséquilibrée des actes antisémites aux États-Unis, tout en ignorant largement le racisme anti-musulman dans le sillage du 7 octobre. Les militants pro-palestiniens ont accusé les principales publications de partialité pro-israélienne, le New York Times ayant fait l’objet de protestations à son siège de Manhattan pour sa couverture de la bande de Gaza – une accusation étayée par notre analyse. L’analyse de source ouverte se concentre sur les six premières semaines du conflit, depuis les attaques menées par le Hamas le 7 octobre, qui ont tué 1 139 Israéliens et travailleurs étrangers, jusqu’au 24 novembre, début de la « trêve humanitaire » d’une semaine convenue par les deux parties pour faciliter les échanges d’otages. Au cours de cette période, 14 800 Palestiniens, dont plus de 6 000 enfants, ont été tués par les bombardements israéliens sur Gaza. Aujourd’hui, le bilan palestinien s’élève à plus de 22 000 morts. The Intercept a rassemblé plus de 1 000 articles du New York Times, du Washington Post et du Los Angeles Times sur la guerre d’Israël contre Gaza et a comptabilisé l’utilisation de certains termes clés et le contexte dans lequel ils ont été utilisés. Les résultats révèlent un déséquilibre flagrant entre la couverture des Israéliens et des personnalités pro-israéliennes et celle des Palestiniens et des voix pro-palestiniennes, avec des usages qui favorisent les récits israéliens au détriment des récits palestiniens. Ce parti pris anti-palestinien dans la presse écrite correspond à une enquête similaire sur les informations câblées américaines que les auteurs ont menée le mois dernier pour The Column et qui a révélé une disparité encore plus grande. Les enjeux de cette dévalorisation systématique des vies palestiniennes ne pourraient être plus élevés : Alors que le nombre de morts à Gaza augmente, que des villes entières sont rasées et rendues inhabitables pendant des années, et que des familles entières sont anéanties, le gouvernement américain a une influence énorme en tant que principal mécène et fournisseur d’armes d’Israël. La présentation du conflit par les médias signifie qu’il y a moins d’inconvénients politiques à soutenir Israël sans broncher ».
Opinion. La guerre en Iran officialise le déclin de l’empire américain.

Le constat est cruel et il émane du journaliste conservateur Christopher Caldwell, un intellectuel influent dans la galaxie trumpiste. Donald Trump s’est lourdement trompé en attaquant l’Iran, écrit-il dans les colonnes du “New York Times”, étirant outre mesure les ressources dont disposent les États-Unis. Ce qui ne fera que hâter la recomposition de l’ordre mondial.

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L’attaque américano-israélienne contre l’Iran était une mauvaise idée. Pire encore, elle a constitué un tournant décisif dans le déclin de l’empire américain. D’aucuns préféreront le terme “hégémonie” pour décrire l’ordre mondial dirigé par les États-Unis, puisqu’en règle générale, leur drapeau ne flotte pas au-dessus des terres qu’ils protègent ou exploitent. Mais le principe est le même : les systèmes impériaux, quel que soit le nom qu’on leur donne, ne durent que tant qu’ils disposent des moyens nécessaires pour parvenir à leurs fins. Et avec la guerre contre l’Iran, le président Trump a dangereusement étiré les ressources de l’empire. Tout observateur qui se serait attendu à ce que la présidence de Trump dérape n’aurait certes pas songé que cela puisse prendre la forme d’une aventure militaire mal engagée au Moyen-Orient. Les problèmes qu’il a évoqués lors de ses trois campagnes présidentielles étaient pour l’essentiel dus au fait que nos dirigeants avaient voulu gouverner au-delà de leurs moyens. Au niveau national, les partisans du wokisme ont sous-estimé le coût et la difficulté d’une microgestion des interactions entre les groupes. Au niveau international, les formidables forces armées américaines ont montré qu’elles n’étaient pas particulièrement douées quand il s’agit
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