De Bruxelles à Rome, l’autonomie stratégique européenne devient le nouvel horizon
À mesure que l’image de Donald Trump se dégrade en Europe, plusieurs formations politiques, du centre droit aux marges nationalistes, redéfinissent leur rapport aux États-Unis. Au-delà des calculs électoraux, l’autonomie s’impose comme un axe central, affirme le “Financial Times”, de Londres.
Avec la chute de Viktor Orban, c’est un maillon clé de la chaîne qui relie [le mouvement trumpiste] Maga à l’extrême droite européenne qui vient de sauter. Son modèle autoritaire a servi d’inspiration au second mandat de Trump, et Budapest était devenue la plaque tournante de l’écosystème transatlantique de l’extrême droite.
Quand ils ont voté en faveur de Peter Magyar et de Tisza, le parti de l’opposition conservateur, les Hongrois savaient très bien à quoi ils étaient en train de montrer la porte : bien qu’ils se soient surtout préoccupés de leur niveau de vie et du service public, 85 % des électeurs de Tisza souhaitaient un changement dans les relations avec les États-Unis. Le résultat du scrutin a confirmé une tendance plus générale : la convergence entre l’extrême droite européenne et la droite américaine au lendemain de la victoire de Trump en 2024 se mue depuis peu en divergence.
À la suite du succès de Trump, les conservateurs européens, traditionnellement atlantistes, et l’extrême droite locale ont tenté de lui ouvrir les bras. La droite se croyait capable de freiner et même de coopter un président impatient de conclure des accords. L’extrême droite voyait en lui une source de légitimation, de soutien potentiel, à même de lui donner de l’élan.
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