Editorial. Daniel Rouach.
En octobre j’étais sur la Place de la République. Et j’ai vu les manifestations. Obligé de me réfugier dans un restaurant Chinois inondé de gaz lacrymogènes, j’ai vu les attaques très violentes de la police sur les manifestants. Les pillages ont été un véritable malheur pour Paris et la France.
Les journaux télévisés israéliens ont montré les drapeaux palestiniens. Et c’est normal. Mais ils n’ont montré qu’un centième de la réalité.
La presse israélienne n’a montré qu’une face biaisée de ce qui s’est passé.
Pour encourager la haine la haine anti-France de nombreux journalistes ont tout fait pour ne rien dire sur le véritable combat étudiant légitime en France. Ils ne parlent pas de la pauvreté des étudiants de France qui louent des chambres sur les toits de Paris à des prix astronomiques.
Une honte pour les journalistes israéliens qui font semblant de se draper dans une « neutralité » basée sur des reportages d’une médiocrité incroyable.
Taisez-vous! La France s’en sortira sans vous. Israël mérite une presse moins raciste.
Vu de l’étranger. Troisième journée de mobilisation sociale en France, un samedi à “haut risque”
LE PLUS. COURRIER INTERNATIONAL. Quelque 70 000 policiers et gendarmes sont mobilisés, ce samedi 31 octobre. À Paris, le Conseil d’État a finalement validé le parcours de la manifestation voulu par les autorités, entre les portes de Charenton et de Bagnolet.
Les manifestations de rue “qui déferlent sur l’Europe” doivent reprendre en France, samedi 31 octobre, jour d’Halloween, “où des militants ont de nouveau appelé la population à faire entendre sa colère face au coût de la vie et à la défaillance des services publics dans tout le pays”, annonce The Guardian.
Pour la troisième journée de mobilisation sociale en trois semaines, que l’entourage du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez dit à “haut risque”, quelque 70 000 policiers et gendarmes sont mobilisés, comme pour l’“acte II” le 24 octobre.
Laurent Nuñez a déclaré jeudi soir que des groupes radicaux avaient appelé sur les réseaux sociaux à des rassemblements violents pour Halloween et que la plus grande menace pour l’ordre public surviendrait probablement après la fin officielle des manifestations contre “la vie chère”.
“Nous constatons de nombreux appels du mouvement ouvrier, de l’extrême gauche radicalisée et de certains Gilets jaunes radicalisés, incitant les gens à participer à des rassemblements dans les rues à partir de 20 heures dans de nombreuses villes de France”, a-t-il déclaré. Les appels étaient “accompagnés de messages divers et assez radicaux”, a ajouté le locataire de la Place Beauvau, dont certains réclamaient une “révolution”. Laurent Nuñez a prévenu que les autorités “ne toléreraient aucun excès” et a promis une réponse sécuritaire “extrêmement ferme”.
Les forces de l’ordre “sont mobilisées pour prévenir d’éventuels pillages et émeutes en marge de ce que les organisateurs espèrent être des rassemblements pacifiques”, explique le Guardian.
Ce 31 octobre, “on ignore ce qui va se passer à Paris”, écrit le journal britannique. Le tribunal administratif avait autorisé le cortège de Bastille jusqu’à Nation, voulu par les organisateurs de la principale mobilisation. Mais le Conseil d’État est revenu sur cette décision et a validé celui voulu par les autorités, entre les portes de Charenton et de Bagnolet.
“La colère ne risque pas de s’apaiser de sitôt”
Le ministère de l’Intérieur a fait valoir qu’une forte présence policière avait, lors de la dernière journée de mobilisation il y a une semaine, “largement empêché la répétition des violences et des pillages généralisés qui ont secoué les villes françaises lors d’une première vague de manifestations de masse, le 17 octobre”, note le Guardian.
Lors de l’“acte I”, “une journée de manifestations largement pacifiques à travers le pays s’est transformée en scènes chaotiques de pillages et de destructions : l’hôtel de ville historique de Limoges a été ravagé par les flammes ; des magasins ont été saccagés et des manifestants ont été mutilés à vie”, retrace CNN.
La chaîne américaine constate que, même s’“il n’en a pas toujours été ainsi”, “manifestations et violences sont désormais intimement liées”, en France. “Les manifestants sont devenus experts dans l’anticipation des manœuvres policières et l’exploitation des failles de sécurité. Des méthodes autrefois associées aux militants radicaux organisés se sont répandues parmi les jeunes générations.”
“Rétablir le calme dans les rues est une tâche ardue en ce moment”, constate la télévision américaine. “Car beaucoup estiment que les efforts du gouvernement pour contenir la violence, tels que les couvre-feux, les interdictions de manifester et une forte présence policière, violent leur droit sacré de manifester et constituent un déni de démocratie.”
“La colère ne risque pas de s’apaiser de sitôt”, met en garde CNN. D’autant plus que la France se dirige vers une élection présidentielle “profondément clivante”, en avril 2027, “ce qui accroît encore davantage les enjeux”.
Les sondages suggèrent que “l’effet combiné des marches massives et des violences qui y sont liées” devrait profiter aux extrêmes, remarque Politico Europe. “En l’état actuel des choses, [la cheffe de file de l’extrême droite Marine] Le Pen mène la course avec une avance à deux chiffres, tandis que [le leader de La France insoumise, Jean-Luc] Mélenchon semble le mieux placé pour prendre la deuxième place et se qualifier pour un second tour [du scrutin].”
Journée de mobilisation en Allemagne
“Un hiver de mécontentement pourrait s’annoncer”, poursuit CNN, “avec une nouvelle manifestation samedi et une manifestation importante prévue le 5 novembre, faisant craindre une répétition des violences extrêmes du 17 octobre.”
Un appel à la grève nationale a en effet été lancé pour le jeudi 5 novembre, rappelle le Guardian, “les syndicats et le mouvement des Gilets jaunes, qui protestent contre les bas salaires, le coût de la vie et la détérioration des services publics, (s’étant) joints aux élèves et étudiants qui réclament de meilleures conditions d’apprentissage”.
Au-delà de la France, alors que des semaines de manifestations étudiantes, parfois violentes, ont aussi “secoué l’Italie, l’Espagne, le Portugal et l’Albanie”, la contestation “devrait s’étendre” samedi à l’Allemagne, note le Guardian. Une alliance informelle de groupes appelée Gen Z regelt (la génération Z s’en occupe) a appelé ses partisans à se rassembler dans plus de 30 villes pour exiger davantage de dépenses pour les écoles, la protection du climat et le logement, et s’opposer à tout projet de retour au service militaire obligatoire.
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