- Accord de coopération : Signé à Tel-Aviv en 2011, il établit un cadre pour des projets communs de recherche, de technologie et d’exploration spatiale à des fins pacifiques.
- Question d’adhésion : Israël ne peut pas devenir un État membre de plein droit de l’ESA, car la convention de l’agence réserve ce statut aux nations européennes. Des discussions ont toutefois eu lieu pour envisager un « arrangement spécial » de partenariat renforcé.
- Dates : 9 et 10 septembre 2026.
- Lieu : Paris, en France.
- Initiative : La présidence française.
- Participants : Près de 120 délégations étrangères.
- But : Favoriser les partenariats et l’usage pacifique de l’espace.
- Classement : Israël fait partie du top 10 des puissances spatiales mondiales.
- Rôle : Le pays est associé aux discussions sur le spatial civil et la coopération scientifique.
- Capacités : Israël produit et lance ses propres satellites (comme le satellite de communication Dror 1). Il dispose d’une autonomie rare dans ce domaine.
L’Agence spatiale européenne pourrait assurer elle-même des vols habités et ne plus dépendre des États-Unis, estime son patron Josef Aschbacher.
L’Europe peut développer des vols habités à un coût « très raisonnable », a estimé mercredi le directeur général de l’Agence spatiale européenne (ESA) Josef Aschbacher, à une semaine du sommet international de l’espace à Paris où l’exploration européenne sera au coeur des débats face au désengagement des États-Unis.
Jusqu’à présent, les vols habités n’étaient pas une priorité pour l’ESA qui s’est appuyée sur les États-Unis pour l’accès de ses astronautes à l’espace et pour une partie de ses ambitions d’exploration lunaire.
« Si nous devions ajouter une capacité de vols habités et un peu plus d’ambition en matière d’activités robotiques », l’augmentation du budget de l’ESA serait « très modérée », a déclaré M. Aschbacher au cours d’une rencontre avec l’Association des journalistes de l’aérospatial (AJPAE).
Il a refusé de chiffrer, mais selon une première estimation, l’effort supplémentaire pourrait représenter de l’ordre de 10% du budget actuel de l’ESA. « Un coût très, très raisonnable », a affirmé le directeur général de l’ESA. Sachant que le budget total de l’ESA s’élevait en 2025 à 7,68 milliards d’euros, cela représenterait donc moins de 800 millions d’euros, si l’on se fie à ces chiffres.
« Les deux autres pays qui permettent aujourd’hui des vols habités sont la Chine et la Russie, ce qui n’est pas une option pour nous. L’Inde prépare également des vols habités, mais l’Europe ne dispose pas encore de cette capacité », a souligné Josef Aschbacher.
« Nous avons besoin d’une fusée, d’une capsule, d’un véhicule de récupération d’équipage, de l’ensemble des opérations, de port spatial… Cela exige une solution de bout en bout. C’est une priorité à discuter », a-t-il poursuivi. Déplorant « un fossé énorme » dans les dépenses spatiales entre l’Europe et les Etats-Unis et le retard du Vieux continent dans le développement des lanceurs réutilisables, Josef Aschbacher a appelé les décideurs politiques à être « plus audacieux », au cours d’une rencontre avec l’association des journalistes de l’aérospatial (AJPAE).
La dépendance vis-à-vis de Washington remise en cause
L’Europe participait au programme américain Artemis, qui vise à ramener des astronautes sur la Lune, notamment en fournissant le module de service du vaisseau Orion qui transporte les équipages. Elle devait aussi fournir plusieurs éléments de Gateway, une petite station spatiale qui devait être installée autour de la Lune pour servir d’escale aux astronautes et de relais pour les missions vers la surface lunaire.
Mais Washington a profondément remanié son programme lunaire en 2026, en mettant fin à Gateway dans sa forme initiale et en privilégiant désormais une présence directement sur la Lune.
Ce changement a poussé les Européens à s’interroger sur leur dépendance aux États-Unis et leur propre rôle dans l’exploration lunaire. C’est dans ce contexte que les États membres de l’ESA ont convoqué une conférence ministérielle en décembre à Rome pour discuter de l’avenir de l’exploration européenne.
« Les deux autres pays qui permettent aujourd’hui des vols habités sont la Chine et la Russie, ce qui n’est pas une option pour nous. L’Inde prépare également des vols habités, mais l’Europe ne dispose pas encore de cette capacité », a souligné Josef Aschbacher.
C’est « l’un des sujets qui sera au coeur des discussions du sommet spatial » voulu par le président français Emmanuel Macron qui se tiendra à Paris les 9 et 10 septembre. L’Europe, dont les gouvernements dépensent cinq fois moins pour l’espace que les Etats-Unis, devra donc faire contre mauvaise fortune bon coeur, alors que le président Trump a récemment fixé l’objectif de 1.000 lancements par an d’ici 2030 et que l’entreprise d’Elon Musk SpaceX a annoncé la construction d’un port spatial en Louisiane pour un investissement d’environ 100 milliards de dollars.
De son côté, l’Union européenne a lancé en 2025 46 missions dans l’espace et en prévoit 65 cette année, selon son directeur. L’entreprise chinoise LandSpace a réussi en août à récupérer le premier étage du lanceur lourd Zhuque-3 comparable au Falcon 9 de SpaceX alors que l’Europe n’a pas encore testé de fusée réutilisable.
« L’économie spatiale avance extrêmement vite », a souligné Josef Aschbacher. « L’Europe accélère aussi », mais « la question est de savoir si cela va assez vite, si c’est assez audacieux par rapport à ce qui se passe ailleurs ». « Là, bien sûr, ma réponse est non », a-t-il conclu.

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