Ce lundi 7 septembre 2026, le Grand Salon de la préfecture du Rhône a accueilli une cérémonie d’une rare intensité.
Raymonde Rose Pillot-Perrier y a été reconnue, à titre posthume, Juste parmi les Nations par Yad Vashem – Institut International pour la Mémoire de la Shoah.

Décédée en 2014, Raymonde n’aura pas connu cette reconnaissance de son vivant. C’est sa fille, Christiane Stuccilli, qui a reçu en son nom la médaille et le diplôme d’honneur, entourée de ses enfants et petits-enfants. Près de 140 invités ont assisté à la cérémonie, en présence de trois générations de la famille.

Avant l’ouverture officielle, le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes, préfet du Rhône, Étienne Guyot, a reçu la famille de Raymonde, le représentant de l’ambassade d’Israël, Yoël Mester, ainsi que Richard Zelmati, président du Crif Auvergne-Rhône-Alpes, le grand rabbin régional Daniel Dahan et les co-délégués du Comité français pour Yad Vashem, Sylvie Altar et Gérard Panczer.

La cérémonie, ponctuée de prises de parole, de lectures et de chants, a permis de rappeler la portée de cette reconnaissance et l’héritage laissé par les Justes parmi les Nations.

Sylvie Altar, déléguée du Comité français pour Yad Vashem, a notamment rappelé : « Les Justes ne doivent pas être perçus comme des statues figées dans le passé. Ils sont des boussoles morales. »

Constantin, arrière-petit-fils de Raymonde, et Alexandra, sa petite-fille, ont ensuite lu le poème « Les Justes ».

Yoël Mester, ministre-conseiller aux affaires de politique intérieure, économiques et scientifiques à l’ambassade d’Israël en France, a ensuite pris la parole avant de procéder à la remise de la médaille et du diplôme d’honneur à Christiane Stuccilli.

Christiane Stuccilli et sa fille Véronique ont à leur tour pris la parole.

La présence de la famille, réunie sur trois générations, disait à elle seule l’essentiel : la mémoire n’est véritablement vivante que lorsqu’elle se transmet.

Source: Yad Vashem France;
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